Coup de coeur

EXPOSITION PATRICK MOYA

Exposition à l’Avant-Scène du Campus Saint-Jean d’Angély Patrick Moya, Génie artificiel

Les artistes et les scientifiques ont souvent les mêmes centres d’intérêts, explorent des domaines de recherche simultanément.

En résonnance avec le symposium Sophia, tremplin de l’intelligence artificielle organisé par Université Côte d’Azur :

http://univ-cotedazur.fr/contenus-riches/agenda/fr/sophia-2018-tremplin-de-lintelligence-artificielle#.W9LkilKYQ8Y

 

L’Université Côte d’Azur et Patrick Moya vous présentent l’exposition 

 Patrick Moya, Génie artificiel

Visites entre le 10 et le 14 décembre : envoyer un mail à culture.arts@unice.fr

Patrick Moya sera exceptionnellement présent le dernier jour de l’exposition, vendredi 14 décembre, venez le rencontrer !

Adresse:  L’Avant-Scène Campus Saint-Jean d’Angély, 24 avenue des Diables Bleus – 06300 Nice

 

Gratuit pour les étudiants, personnels et accompagnants

 

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Comment l'intelligence artificielle peut-elle permettre de fabriquer une image artificielle du génie ?

L'oeuvre de Patrick Moya est avant tout une expérience en arborescence, sans limite de styles et de techniques, qui cherche à investir tous les champs du possible et se perçoit dans sa totalité comme un réseau neuronal. Elle prépare à l'immatérialité complète de l'artiste à l'intérieur de l'oeuvre et des réseaux.

Les questions que se posent les chercheurs afin de mettre en oeuvre l'intelligence artificielle trouve un écho dans la manière dont l'oeuvre de Patrick Moya se construit : son univers virtuel dans Second Life est conçu comme un « serious game » qui permet d'appréhender l'ensemble de l'oeuvre en compagnie de l'artiste et en son sein.

Dans l'attente de pouvoir transférer son cerveau dans le Cloud et ainsi survivre via son avatar, l'artiste prépare sa demeure virtuelle. Un micro monde fait de l'ensemble de ses oeuvres, de sa maison, sa piste de danse, sa chapelle, son université, ses robots munis d'I.A et les maquettes de ses expositions et tout ce qui pourra lui permettre de ne pas être dépaysé.

 

Pour Patrick Moya, l'art numérique n'a de sens que comme une possibilité de tendre vers l'immatériel. Lorsqu'il intervient dans le réel, c'est avec la matière, les styles et les techniques qu'il s'amuse afin de remplir son répertoire d'images, de formes, et de symboles qu'il réutilisera au grès de ses aventures artistiques. Tous ces éléments forment la matière destinée à nourrir une machine virtuelle qui donne l'image d'un artiste artificiel.

 L'exposition montrera concrètement comment l'ensemble des formes, des images et des concepts se mélangent pour former l'image d'un artiste qui se rêve créature plutôt que créateur, tentant ainsi de fabriquer l'image d'un génie artificiel.

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Biographie Patrick Moya :

Plasticien, performer et artiste numérique, Patrick MOYA cherche à être partout, érigeant en Asie de grandes sculptures en acier ou modelant dans l'argile en Italie des céramiques avec les lettres de son nom, passant des pinceaux à l'ordinateur, des soirées techno aux murs d'une chapelle, de l'art contemporain à l'art numérique, de la vie réelle aux mondes virtuels … Une démarche invasive et unique qui prend comme prétexte son nom et son image.

Né à Troyes en 1955, il fait des études d'art à la Villa Arson de Nice (1974-1977) :  influencé par les théories de la communication de Marshal McLuhan, il émet l’hypothèse que la télévision en direct et les nouveaux réseaux à venir bouleverseront l’histoire de l’art, transformant le créateur en créature.

Apres ses études, il prend le temps de poser comme modèle nu pour les écoles de beaux-arts (1979/1989), tout en réfléchissant sur le rôle de l'artiste.
Et c’est par «  le nom du père  » - MOYA - décliné sous de multiples formes, qu’il commence véritablement son aventure artistique, assimilant l’œuvre à sa signature (1981). Puis, dans un stade du miroir prolongé, il travaille sur son Moi, inventant (1997) un autoportrait décalé, le petit « moya », créature qui tente de se libérer de son créateur pour vivre au centre de l’œuvre. Avant d’inventer son Moya Land, une «  civilisation Moya  » composée d’un bestiaire presque humain, qui tend à prouver que «  l’artiste est une civilisation à lui tout seul  ».

Refusant de s’enfermer ou de se limiter, Moya fonctionne en arborescence, non seulement en utilisant tous les médias à sa disposition, mais aussi en déclinant, mixant, remixant et revisitant son propre travail.

 En pionnier des univers virtuels, il a reconstruit son univers en 3D dans le monde fait de pixels de Second Life (2007) : le créateur est enfin devenu, par le biais de son avatar, une créature qui vit dans son oeuvre.

 

 

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