Projet 3 : Nouvelles technologies et compétitivités des territoires

Porteurs de projet

  • Flora BELLONE (GREDEG) ;
  • Frédéric GIROIRE (I3S)

Laboratoires et/ou équipes UNS concernés

Partenaires

  • EUROLIO (Observatoire européen des données localisées d’innovation),
  • Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE – DRIC),
  • SKEMA Business School,
  • Urban and Regional Research Centre Utrecht (Université d’Utrecht, Pays-Bas).

Personnes réellement impliquées (effectif global + détail nom, statut, laboratoire) : 10

  • Flora BELLONE, PR Sc. Economiques, GREDEG
  • Ron BOSCHMA, Full Professor, Urban and Regional Research Centre Utrecht (Université d’Utrecht, Pays-Bas),
  • Ludovic DIBIAGGIO, Professeur permanent, Sc. de gestion, SKEMA Business School,
  • Cyrielle GAGLIO, Doctorante, Sc. Economiques, GREDEG
  • Frédéric GIROIRE, CR CNRS, informatique, I3S
  • Selin HAZIR, Post-doctorante, Sc. Economiques, GREDEG
  • Benjamin MONTMARTIN, MCF Sc. Economiques , GREDEG
  • Lisa MENEZ, Doctorante Sc. Economiques, GREDEG
  • Patrick MUSSO, PR Sc. Economiques, GREDEG
  • Lionel NESTA, Directeur du Département Innovation et Concurrence (DRIC) de l’OFCE, Sc. Economiques,

Objectifs

Les caractéristiques d’un territoire ainsi que les politiques menées par les institutions locales peuvent contribuer à promouvoir la création, la croissance et la survie des entreprises locales innovantes. Toutefois, les raisons expliquant les différences inter-régionales et l’efficacité des politiques mises en œuvre restent largement inexpliquées. La plupart des études se limitent à la comparaison des performances territoriales sur la base de différences structurelles (centralité géographique, structure du marché du travail, infrastructures, réglementation, présence d’universités et de centre de recherche performants, etc.) et de choix des acteurs locaux (investissements, formation,  mobilité des employés, par exemple). Leur but est le plus souvent de mettre en évidence les effets positifs de la concentration géographique (tels que les externalités de connaissance ou l’émergence d’un marché du travail spécifique aux industries concernées) pour les lier à des mesures de performance (tels que le nombre de brevets produits et la performance des entreprises sur le territoire et sur les marchés d’exportation). D’autres études insistent d’avantage sur l’importance des complémentarités entre la spécialisation des entreprises et celle des institutions telles que les universités, les institutions politiques ou associations professionnelles et éventuellement le marché local. Elles insistent sur l’impact positif de la cohérence des décisions sur la performance des entreprises et sur la dynamique territoriale. La grande diversité de ces travaux laisse cependant apparaître un élément consensuel : l’innovation et la diffusion des nouvelles technologies, notamment celles du numérique, jouent un rôle de premier ordre dans l’évolution de la compétitivité d’un territoire. L’analyse des déterminants de ces innovations, de leur adoption et des mécanismes complexes par lesquels elles permettent d’améliorer la compétitivité des entreprises et le bien être des consommateurs est au cœur de ce projet de recherche. Les collaborations interdisciplinaires mises en œuvre permettront d’exploiter les outils et les résultats les plus récents de la théorie des graphes et de l’économétrie des réseaux pour montrer en quoi la structure des relations existant entre les biens produits, les technologies utilisées, ainsi que les connaissances et compétences mobilisées par les entreprises peut façonner la compétitivité d’un territoire.

Les résultats de ces recherches auront des implications directes en termes de politiques macro-économiques globales visant à améliorer la compétitivité d’un pays. Ils devront également permettre de mieux comprendre les enjeux des politiques locales visant à favoriser la création de pôles de compétitivité, les collaborations technologiques entre entreprises, ainsi que les relations entre les entreprises et les différents acteurs de la recherche publique. Enfin, ils permettront de revisiter le rôle de la formation et de l’adéquation entre la structure des compétences offertes au niveau d’un territoire donné et les besoins des entreprises innovantes.

Financements externes (ANR, Région, Europe...)

  • Financement de la CASA pour une étude sur la compétitivité du territoire CASA (OFCE),
  • Financement de la CASA pour le développement d’un outil d’évaluation et de suivi des activités de l’incubateur du Business Pole (SKEMA Business School)

Manifestations scientifiques

Rubrique vide.