Projets de Recherche en cours

 

 

Projets en cours :




Projet : PRIMO - Persévérance, Réussite, Insertion et Motivation - alliance éducative transfrontalière pour la prévention du décrochage scolaire.

 

 

Type de projet (ANR, FP7, etc.) : ALCOTRA

Années du projet : 2017-2020

Porteur du projet : Académie de Nice GIP FIPAN – Région Autonome du Val d’Aoste - Financement ALCOTRA - Axe IV : Inclusion sociale et  citoyenneté européenne

Nom du responsable du projet : pour l’ESPE/CAPEF : Catherine Blaya

Partenaires du projet : Rectorat de Nice ; Région Autonome du Val d’Aoste ; ESPE de Nice/Université Nice Sophia Antipolis ; université du Val d’Aoste

 

Le projet, sous la direction du GIP FIPAN de l’académie de Nice et du Département des politiques sociales de l’Assessorat régional à la santé et aux politiques sociales de la région autonome Vallée d’Aoste propose une recherche action entre les deux régions pour prévenir le décrochage scolaire, celui-ci affectant 20% des élèves d’une part et 9%, d’autre part.  Le projet PRIMO propose de mettre en œuvre une action de prévention du décrochage scolaire à partir de l’expérimentation du projet ADHERE dirigé Catherine Blaya dans l’académie de Nice. Il s’agit de développer trois lignes d’action qui sont :

1/ Prévenir le décrochage scolaire  à partir de l’identification et l’accompagnement individuel des élèves à risque de décrochage dans l’enseignement primaire et secondaire mais aussi avec une intervention sur le contexte d’apprentissage à partir d’une étude du climat scolaire.

2/ De mettre en place des alliances éducatives entre l’école, l’entreprise, l’université et les associations de remédiation du décrochage

3/ De renforcer la persévérance en travaillant sur l’orientation et la formation professionnelle.

 

L’ESPE de Nice et plus particulièrement le CAPEF est en charge de l’axe 1 du projet qui se décline ainsi :

1/ Evaluation collective des difficultés ou points forts (climat de classe, climat scolaire, influence des pairs sur le décrochage, victimation, etc.) par passation d’un questionnaire aux élèves d’un niveau (6ème de préférence). Le dispositif prévoit un travail au niveau global sur le contexte d’apprentissage et individuel en termes de prévention du décrochage.

2/ Formation des accompagnateurs volontaires et des personnels de la MLDS (Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire)

3/ Formation des collègues du Val d’Aoste et transfert de compétences.

4/ Identification des élèves à risque de décrocha.ge en France et en Italie en collaboration avec les collègues de l’université du Val d’Aoste

5/ Mise en place de l’accompagnement individualisé

6/ Suite à l’évaluation du climat scolaire, travail sur le contexte d’apprentissage et intervention d’une troupe de théâtre interactif (théâtre forum) afin de travailler avec les élèves et l’équipe éducative sur les points à améliorer et la gestion des conflits. Ce travail sera réalisé en collaboration entre l’établissement, la troupe de théâtre interactif et l’équipe universitaire.

7/ Constitution d’un comité d’élèves volontaires afin de réfléchir et d’échanger sur les difficultés au sein de l’établissement, la perception des élèves sur le décrochage et le climat scolaire, afin de mieux adapter l’intervention des adultes et la démarche de prévention à leur vécu. Outre l’avantage d’acquérir une meilleure connaissance des difficultés rencontrées du point de vue des élèves eux-mêmes, la démarche permet de rendre les élèves acteurs du changement dans leur établissement tout en renforçant le dialogue avec les adultes.

 

8/ Supervision et  évaluation scientifique des actions mises en œuvre par le CAPEF

 

 

Projet : Mieux comprendre pour mieux accompagner les entrants dans le métier face à la vulnérabilité du décrochage enseignant.

 

Type de projet : Projet PASIE – Pôle Académique de Soutien à l’Innovation et à l’Expérimentation.

Années du projet: 2015-2017

Porteur du projet : Rectorat/ ESPE-CAPEF

Nom du responsable du projet : Solange Cartaut / ESPE-CAPEF

Partenaires du projet : Rectorat-ESPE et Stéphane Cipriani (formateur académique et enseignant en lycée professionnel) ; Christèle Henriot (formatrice et enseignante en Lycée professionnel ); Benoit Laure (enseignante en lycée profesionnel ; Bolot Joëlle (chargée de mission d’inspection, formatrice et enseignante en Lycée professionnel)

 

 Cette étude dirigée par Solange Cartaut se déroule sur une période de deux ans (2015-2017) et s’intéresse à la vulnérabilité au décrochage professionnel chez les PFSE en seconde année de master MEEF. On entend par vulnérabilité au décrochage professionnel, la possibilité d’un départ prématuré de la formation suivie et du poste en responsabilité suite à un déséquilibre chronique entre les ressources requises et les dispositions à agir ou à réagir en classe des individus, leur permettant de rester en santé et de se développer au plan professionnel.

Le travail s’appuie sur l’hypothèse que l’apparition d’un état de fatigue physique et/ou psychologique persistant dans le temps (facteur propre à la personne) maintient leur incapacité à gérer leurs difficultés professionnelles (facteur lié à la tâche d’enseignement) et qu’en l’absence d’efficacité d’enseignement perçue et d’un rapport au métier élevé (facteur de pondération lié à la personne), ces PFSE deviennent vulnérables au risque de décrochage professionnel.

L’évaluation s’appuie sur des enquêtes par questionnaire à visée explicative menées auprès du public de PFSE, d’un groupe expérimental dit groupe pilote en PLP PHG et d’un groupe témoin ou groupe contrôle en EPS. Dans une perspective compréhensive complémentaire, le groupe pilote a bénéficié d’un aménagement de son accompagnement professionnel et un recueil qualitatif a été engagé (entretiens, vidéos, observation, formation à l’analyse de pratiques et de l’activité (projet PASIE). L’évaluation se fait en deux temps : pre-post test (T1, n= 144 & T2, n=179).

 

 

Projet : Arithmétique et Compréhension à l'École élémentaire (ACE)

 

Type de projet (ANR, FP7, etc.) : FEJ – ANRU

 Années du projet : 2014 - 2017 (dec.)

 Porteur du projet : Serge Quilio, UCA, I3DL, LINE

 Nom du responsable du projet : Gérard Sensevy, Université de Bretagne Occidentale (UBO), CREAD

 Partenaires du projet : DEGESCO – Inspection Générale - Inspection Académique du Var – Inspection académique des Bouches du Rhones

 

Objet/Description du projet :

La recherche ACE-Arithmécole (soutenue par la DGESCO- FEJ-ANRU) est une  recherche pluridisciplinaire (didactique des mathématiques,  Neurosciences, Psychologie cognitive) dans laquelle 5 universités  françaises sont engagées : l'Université Paris 8, Lille 3,  l'Université de Loraine, l'Université de Bretagne occidentale et  l'ESPE de Nice. Cette recherche a pour finalité la production de  ressources en mathématiques au Cycle 2 dans le cadre d'une structure de  développement coopérative chercheurs-professeurs-cadres MEN.

Ce projet  national implique actuellement plus de 250 classes au niveau national et plus de 50 classes de CP et CE1 pour les académies de Nice et Aix-Marseille. Il s’inscrit dans un vaste programme qui concerne l’apprentissage des mathématiques au cycle 2.

Ce programme se développe actuellement en deux actions complémentaires :

-          une recherche centrée sur les apprentissages arithmétiques au CP

-          une recherche sur les apprentissages au CE1 qui s’inscrit dans la continuité des apprentissages constitués au CP

Contexte et présentation de la recherche ACE

La recherche est motivée par les résultats des évaluations nationales "Cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillons" (CEDRE) réalisées par la DEPP qui révèlent que 15 % des élèves ne maîtrisent pas les compétences mathématiques attendues au terme de la scolarité du 1er degré. Parmi eux, 3 % doivent être considérés comme des élèves en très grande difficulté. 27 % des élèves, aux acquis encore fragiles, ont développé des automatismes mais ont beaucoup de mal à transférer leurs compétences dans des situations numériques nouvelles, non rencontrées en classe.

Le nombre d’élèves qui ne maîtrisent pas les compétences attendues des programmes est plus important qu’en français. Notamment, les difficultés constatées sont avérées en matière de résolution de problèmes, mais aussi pour une moindre part dans le domaine des techniques opératoires. L’École, de la maternelle au collège, doit donc se mobiliser en faveur des mathématiques pour améliorer les compétences et les connaissances des élèves qui lui sont confiés. Cela va de pair avec la prévention de l’illettrisme.

Cette recherche répond à la volonté du ministère de soutenir, dans le cadre de la nouvelle ambition pour les sciences et les technologies à l'école des recherches universitaires et des expérimentations, dans les académies volontaires pour valider des démarches innovantes conformes aux connaissances actuelles sur les mathématiques et sur l’entraînement des capacités cognitives à deux moments clés du parcours scolaire des élèves :

-          à leur entrée au cours préparatoire, alors que se construisent les notions de nombre, d’opération, de résolution de problèmes

-          au cours moyen, alors qu’il faut consolider les compétences de bases acquises à l’école en prévision de la sixième

Le but de cette recherche est d'améliorer les pratiques pédagogiques en apportant une aide concrète aux enseignants pour réaliser une progression complète des apprentissages mathématiques au CP et au CE1 (cycle 2) conformément aux contenus, objectifs et progressions du BOEN spécial n° 11 du 26 novembre 2015. Cette progression doit également posséder des propriétés de « robustesse » ergonomique, au sens où elle doit pouvoir être mise en œuvre, après une formation adéquate et avec un accompagnement spécifique, par tout professeur de cycle 2. La progression et la conception d’activités pour les élèves, qui est le cœur de cette recherche, est ciblée sur la connaissance des nombres, le calcul et la résolution de problèmes d'addition, de soustraction et de multiplications.

L'originalité de la démarche réside dans l'utilisation des connaissances scientifiques disponibles dans ce domaine (en neurosciences cognitives, en sciences de l'éducation, en psychologie cognitive et du développement, en didactique des mathématiques) - connaissances qui conduisent aujourd'hui à repenser les relations entre l'automatisation des procédures et la compréhension des opérations dans l'enseignement des mathématiques à l'école. Il s’agit donc d’une approche pluridisciplinaire de cette question.

Il ne s'agit plus de concevoir cet enseignement en considérant que l'acquisition des automatismes de calcul est un préalable à la compréhension, ou inversement que la compréhension des opérations guide le développement des automatismes, car la contribution de l'un ne peut pas se substituer à celle de l'autre : compréhension et automatisme sont tous les deux indispensables et complémentaires. A partir de là, le problème posé par l'enseignement des mathématiques est celui de l'accès à la compréhension des nombres, du système de numération, et du calcul au cours même de la résolution des problèmes et exercices et de l'installation des automatismes (Bideaud, Lehalle et Vilette, 2004). Ainsi, par exemple, lorsqu'un enfant apprend la technique de l'addition, il est important qu'il développe une compréhension de ce qu'il fait et une idée approximative du résultat auquel il peut s'attendre, sans pour autant savoir précisément comment faire, ni la somme exacte (Vilette, Mawart et Rusinek, 2010).

Du point de vue des apprentissages, c'est l'interaction du système de représentation numérique exact et verbal (le système numérique conventionnel) et du système de représentation numérique analogique et approximatif (le sens intuitif et spatial des nombres) qui donne une signification aux procédures et à l'acquisition des automatismes (Dehaene et Cohen, 1991; Nieder et Dehaene, 2009). En classe, la programmation des activités doit donc pouvoir susciter cette interaction dans les apprentissages mathématiques tout au long de la progression du curriculum.

Les connaissances acquises en dehors de l'école, préalablement ou parallèlement, influencent considérablement la manière dont le contenu des enseignements scolaires est appréhendé par l'élève.

Dès lors, ACE propose des enseignements selon une pédagogie dont la progression repose sur la manière dont ce qui est enseigné s'ancre dans le système cognitif de l'apprenant et notamment sur ses connaissances préalables, acquises dans la diversité de ses interactions avec son environnement, dont l'école ne constitue qu'une composante. Ces connaissances préalables sont des supports indispensables aux apprentissages organisés par la progression.

Lien vers un site internet le cas échéant :

http://python.espe-bretagne.fr/ace/

 

 

Projet : Évaluation du Projet nEuroscol 

 

Type de projet (ANR, FP7, etc.) : ERASMUS+

Années du projet : 2016-2018

Porteur du projet : Rectorat/ Association Savoir Etre à l’Ecole

Nom du responsable du projet : Véronique Rénier

pour l’ESPE/CAPEF : Solange Cartaut sous dir. Scientifique Catherine Blaya

Partenaires du projet : Rectorat de l’académie de Nice ; Savoir Etre à l’Ecole ; Learn to Be ; Institut de Médecine Environnementale

 

Ce projet initié et coordonné par Mme Véronique Rénier, Conseillère technique sociale au Service Social en Faveur des élèves du Var (DSDEN du Var), bénéficie d’un financement de la Commission européenne au titre du programme Erasmus Plus.

Il s ‘agit de proposer aux personnels d’encadrement, enseignants, d'éducation, infirmiers et sociaux de bénéficier d’une formation de gestion du stress et celui des élèves par l'Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC) issue des recherches menées par l'IME (Institut de Médecine Environnementale). Trois établissements du Bassin de St Raphaël/Fréjus, réunis en consortium, se sont portés candidats pour constituer le terrain d'expérimentation de ce projet.

Cette expérimentation qui comprend une phase de formations dispensées à Bruxelles, suivie d’une phase d’accompagnement dans les établissements, est mise en œuvre sur 2 ans par le consortium, en partenariat avec des formateurs de l’association belge Learn to Be et de l’association française Savoir-être à l’école qui est associée au pilotage du projet.

Le CAPEF a été sollicité pour effectuer une évaluation  des effets du projet sur le territoire expérimental.

L’étude a pour objet d’évaluer l’impact de l’expérimentation auprès des bénéficiaires des trois établissements impliqués : élèves et personnels de l’éducation. Cette évaluation suit un protocole précis en termes de pré-test/post-test en début et fin de projet et est complétée par une collecte de données qualitatives sous forme d’entretiens semi-directifs auprès d’enseignants et de membres de la communauté éducative impliqués. L’évaluation teste le groupe de traitement (bénéficiaires de l’expérimentation) et un groupe témoin. Elle fera l’objet d’un rapport remis aux commanditaires : établissements du consortium, Rectorat de Nice, Savoir-être à l’école, Commission  Européenne.

 

 

Projet ADHERE : Action contre le décrochage et le harcèlement : éducation et régulation par l’environnement


 

Type de projet (ANR, FP7, etc.) : Recherche Action financement OIVE-ESPE/MLDS-rectorat

Années du projet : 2015-2018

Porteur du projet : CAPEF- OIVE (Observatoire International de la Violence à l’Ecole)

 

Le projet est basé sur les travaux de prévention du décrochage scolaire et ceux sur le climat scolaire et notamment sur ceux consacrés à l’évaluation de l’efficacité des programmes d’intervention. En termes de prévention du décrochage les évaluations réalisées sur ce type ce programme ont démontré des effets bénéfiques pour les élèves à risque aux Etats-Unis (Evelo, Sinclair, Hurley, Christenson et Thurlow, 1996) comme au Québec (Fortin et al., 2012). En France, la démarche a été expérimentée par Catherine Blaya, dans un premier temps en Bourgogne (2011-2014), puis dans l’académie de Nice. Il est aujourd’hui mis en œuvre dans 7 établissements : 4 dans le Var et 3 dans les Alpes-Maritimes.

                                                     

Objectifs et démarche :

1. Prévenir le décrochage scolaire et identifier les élèves à risque de décrochage scolaire au début de l’enseignement secondaire pour réduire les facteurs de risque identifiés au niveau individuel.

2. Proposer aux élèves un climat d’établissement positif afin de leur permettre d’étudier dans un contexte favorisant la réussite scolaire.

Il s’agit donc de travailler à la fois au niveau individuel et de l’établissement scolaire sur les facteurs de risque pouvant favoriser le décrochage scolaire dans une démarche de prévention croisant l’intervention primaire (population non ciblée) et l’intervention secondaire (élèves identifiés à risque de décrochage scolaire).

 

A. Au niveau des élèves :

Evaluation collective des facteurs pouvant augmenter la probabilité de décrocher (climat de classe, climat scolaire, influence des pairs sur le décrochage, victimation, estime de soi, anxiété, agressivité, fonctionnement familial, etc.) par passation d’un questionnaire aux élèves des niveaux 6ème et 5ème en collège et 2nde en LP.

Les élèves identifiés avec des vulnérabilités en termes de risque de décrochage, peuvent bénéficier d’un accompagnement par un adulte de l’établissement volontaire et formé.

 

B. Au niveau des adultes de l’établissement :

Le dispositif prévoit un travail sur le contexte d’apprentissage et individuel en termes de prévention du décrochage incluant une formation théorique courte sur le décrochage scolaire, une formation pratique à la démarche et un suivi tout au long de l’année des accompagnants par les personnels de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire de l’Académie.

 

C. Au niveau de l’établissement scolaire :

Un diagnostic du climat scolaire dans son ensemble est proposé à l’établissement. Un questionnaire est complété par les élèves de 4ème et de 3ème) et les 1ères pour les lycées professionnels participants. Les établissements dont les questions de climat scolaire semblent pouvoir être améliorées ont la possibilité de participer à plusieurs activités :

1/ La mise en place de groupes de réflexion sur le climat scolaire composé de deux ou trois élèves par niveau dans chaque établissement. Ces groupes de réflexion ont pour objectif de donner la parole aux élèves et de les amener à être force de proposition en termes d’amélioration du climat scolaire.

2/ L’intervention d’une troupe de théâtre interactif pour la gestion des conflits et la prévention du harcèlement à l’école.

 

L’ensemble du projet fait l’objet d’une évaluation selon un protocole pré-post test et d’une évaluation qualitative (entretiens + questionnaires de satisfaction).