La part féminine des êtres parlants

Colloque de l’ACF-ECA - Samedi 20 octobre
Quand ? Le 20-10-2018,
de 09:00 à 18:00
Où ? Auditorium du MAMAC - Nice
S'adresser à
Téléphone 04 93 87 55 91
Ajouter un événement au calendrier vCal
iCal

La part féminine des êtres parlants

 

Conférence de Clotilde Leguil (Psychanaliste, Membre de l'école de la cause freudienne, analyste de l'école (A.E.)

Intervention de : Madame Jessica Choukroun-Schenowitz, Maître de Conférences Psychopathologie clinique , Co-responsable Master PPCT et Master 2 Professionnel et de Recherche "Psychopathologies interculturelles, clinique du lien social, des situations de crises et des traumatismes" Université Nice Sophia Antipolis - LIRCES EA3159

 

Argument


Dans le mythe d’Adam et Eve qui fonde les croyances judéo-chrétiennes, Eve, fait manger à Adam le fruit défendu. L’histoire de la relation homme-femme garde l’empreinte de ce mythe originel. Aujourd’hui, après les mouvements féministes du XXe siècle, la différenciation sexuelle est rejetée, et la parole libérée revendique une société qui ne s’organiserait plus à partir du pouvoir phallique. Freud, en son temps, et Lacan ensuite, nous ont permis de nous écarter du discours courant en nous rappelant que la sexuation ne relève ni de l’anatomie ni de la nature. La « part féminine » chez l’être parlant, ne relève que du langage[1], elle ne se loge pas dans les représentations de la féminité mais dans les signes discrets du discours qui témoignent de la façon dont chaque parlêtre, homme ou femme, se situe au regard du désir et de la jouissance. Le titre de notre colloque : « La part féminine des êtres parlants », fait le constat d’une certaine féminisation du monde contemporain. Les standards sont modifiés et la ligne de partage entre homme et femme est devenue « liquide ». Cette « part féminine » n’est pas l’apanage des femmes, elle est assumée par des hommes – les Analystes de l’ECF le démontrent. Certaines femmes la refusent, et l’hystérique pourrait en être le paradigme. C’est une part énigmatique, qui rend compte de la dysharmonie des jouissances entre les êtres parlants. Face à la transparence généralisée, comment faire avec ce qui ne peut se dire, sinon dans le secret du cabinet de l’analyste ? Nous aurons à nous repérer sur ce qui, dans le discours, se décale du tout de la loi phallique et se loge dans la possibilité du pas-tout. Ce lieu est affine à l’expérience analytique qui permet à l’analysant de s’extraire du « tout » des effets de langage pour atteindre ce lieu sans garantie, emblème de la singularité du sujet. Cette « part féminine » nous rappelle que du côté femme, la jouissance supplémentaire demeure l’ombre portée sur la jouissance phallique. Á l’époque de la chute des idéaux et du déclin du Nom-du-Père, chaque parlêtre, dans sa solitude, est voué à inventer ses solutions, pour faire avec cette énigme qui ne cesse pas de ne pas s’écrire. Nous n’oublierons pas, grâce à ce thème, que le développement de l’enseignement de Lacan l’amène à généraliser à tout parlêtre l’existence d’une part de jouissance hors Œdipe, hors phallus et hors sens. La clinique en témoigne à tout instant. Enfin, nous aurons le grand plaisir, et l’honneur, de recevoir Clotilde Leguil, psychanalyste à Paris, Analyste de l’École (AE) en exercice et auteure de plusieurs livres – qui questionnent entre autres, la notion du genre.

Chantal Bonneau – Philippe Giovanell

 

Bulletin d'inscription à télécharger

Information en ligne sur : https://acfeca.wordpress.com/

Plus d'information sur cet événement…