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Les travaux de recherche de l'équipe "Microenvironnement, signalisation et cancer" publiés dans la revue Nature Communications

Les travaux de recherche de l'équipe "Microenvironnement, signalisation et cancer" publiés dans la revue Nature Communications

Équipe de chercheurs

Grâce à la mise en lumière d'une protéine impliquée dans le processus métastatique du mélanome, l'équipe de recherche "Microenvironnement, signalisation et cancer" du C3M (centre méditerranéen de médecine moléculaire) dirigée par Sophie Tartare-Deckert, directeur de recherche Inserm, vient de voir ses travaux de recherche publiés dans la prestigieuse revue Nature Communications.

 

L'aspect le plus dangereux d'un cancer en développement est qu'il peut acquérir la capacité de sortir du tissu où il s'est initialement formé (tumeur primaire), se disséminer et atteindre d'autres organes pour y développer de nouvelles tumeurs appelées métastases. Les métastases sont responsables d'environ 90% des décès causés par le cancer.

La dissémination métastatique implique une série d'événements biologiques dans lesquels la cellule cancéreuse s'enfuit de la tumeur primaire, pénètre dans la circulation sanguine et la quitte pour former à distance des métastases dans de nouveaux organes. La sortie de la cellule cancéreuse à travers la paroi des vaisseaux sanguins est une étape critique de ce processus qui nécessite une communication étroite entre des facteurs sécrétés par la cellule tumorale et les cellules endothéliales tapissant la paroi interne des vaisseaux.

Les travaux de recherche de l'équipe "Micro-environnement, signalisation et cancer" ont mis en lumière un nouvel acteur impliqué dans le processus métastatique : la protéine SPARC. Cette dernière est une protéine abondamment produite et sécrétée par les cellules de cancers agressifs comme le mélanome, le cancer de la peau le plus dangereux de part son fort potentiel métastatique et sa résistance aux traitements anticancéreux. L'équipe de Sophie Tartere-Deckert a découvert le rôle de SPARC dans le passage des cellules de mélanome du sang vers les organes en provoquant l'ouverture des jonctions endothéliales vasculaires ce qui facilite la traversée des cellules cancéreuses et la formation de métastases au niveau du poumon.

Cette découverte va permettre de développer de nouvelles stratégies à base de biomédicaments capables de bloquer cette fonction tumorale de SPARC et ainsi améliorer l'arsenal thérapeutique contre ce cancer métastatique dévastateur.

Ce travail de recherche s'est fait en collaboration entre l'équipe "Microenvironnement, signalisation et cancer" du C3M, le centre de recherche contre le cancer de Marseille (équipe du Pr JP Borg), le service de dermatologie du CHU de Nice (Pr JP Lacour) et le laboratoire central d'anatomie et de cytologie pathologique (Dr Ambrosetti et Pr JF Michiels).

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