Décès de Jean-François Stéphan

C'est avec une très grande tristesse que nous avons appris, le 21 décembre dernier, le décès de Jean-François Stéphan, Professeur de géologie à l'UNS depuis 1989, membre du laboratoire Géoazur et directeur de l'Institut National des Sciences de l'Univers du CNRS.

 

 

Jean-François Stéphan était un scientifique de renom, spécialisé dans la tectonique et la géodynamique des chaînes de montagne et des structures sous-marines actives. Il avait reçu la médaille de bronze du CNRS en 1985, puis le Prix James Hall (1990) et le Prix Léon Lutaud (2010) de l'Académie des Sciences.

 

C'était en même temps un enseignant passionné, fier du cursus qui l'avait conduit de l'Ecole Normale des Instituteurs, où il était entré à 15 ans, jusqu'à l'Ecole Normale Supérieure où il avait passé l'agrégation de Sciences naturelles à 23 ans. Son engagement auprès des étudiants ne s'est jamais démenti, même lorsqu'il a eu en charge de lourdes fonctions à la DGRI du ministère dont il a dirigé le secteur «Environnement, Planète-Univers, Espace».

 

La carrière de Jean-François Stéphan a été celle d’un enseignant-chercheur fortement engagé dans les responsabilités collectives, aux niveaux local, national et international : création et direction d'un laboratoire précurseur de Géoazur, création et direction du DEA de Géodynamique, deux directions successives au ministère, direction de l'INSU, pour ne citer que ses responsabilités les plus importantes. Il avait un sens aigu du service public, il se voulait "serviteur de l'Etat" et était très attentif à encourager la prise de responsabilités au bénéfice de la collectivité. Son dernier engagement au sein de l'UNS a été celui des élections de 2008, à la tête de la liste QUER.

 

Tous ceux qui l'ont côtoyé ont été marqués par sa disponibilité, sa gentillesse teintée d'humour, son attention à autrui. L'Université perd un collègue remarquable, certains d'entre nous perdent aussi un ami très cher.