Des récifs artificiels réalisés avec une imprimante 3D immergés dans l’aire marine protégée du Larvotto

Six récifs imprimés en 3D à base de produits naturels (sable de Dolomite et cendre volcanique) et pesant 2 500 kilos chacun ont été immergés fin octobre dans l’aire marine protégée du Larvotto à Monaco. Il s’agit d’une première en Méditerranée et au niveau mondial par la taille des récifs imprimés. Le laboratoire ECOMERS fait partie des partenaires de ce projet innovant.

22-11-2017

Ce projet innovant est porté parle laboratoire ECOMERS (d'Université Côte d'Azur et la Société Boskalis avec le soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco et en partenariat avec l’Association Monégasque pour la Protection de la Nature (gestionnaire des aires marines protégées de Monaco).

L’impression de récifs artificiels avec une imprimante 3D permet de mimer la complexité du milieu naturel et peut donc faciliter la restauration des écosystèmes en créant des habitats adaptés pour les poissons et les macro-invertébrés. D’importantes études ont été menées par la Société Boskalis afin de concevoir un matériau qui réponde à plusieurs exigences : résistance à l’eau, solidité, compatibilité avec la technologie de l’impression 3D et surtout une absence d’effet nocif sur le milieu marin.

En parallèle, des programmes de recherche ont été lancés par Patrice Francour du laboratoire ECOMERS pour sélectionner les substrats les plus favorables à la colonisation ultérieure par la faune et la flore ou pour développer une méthode de mesure précise de la complexité structurale des récifs artificiels. Un suivi à long terme des récifs immergés dans l’aire marine protégée du Larvotto sera rapidement mis en place (ECOMERS et AMPN). Cela permettra de suivre la colonisation progressive et naturelle des récifs (suivi des espèces animales, poissons et invertébrés, par des comptages en plongée sous-marine ou par photographie). Au cœur de l’aire marine protégée du Larvotto, véritable laboratoire naturel pour les scientifiques, ce programme favorisera également le développement de méthodes innovantes de suivi. L'expérience acquise pourra ainsi être mise au service des gestionnaires d'aires marines protégées qui souhaiteraient optimiser la restauration des fonds dégradés par des activités anthropiques.

Source : communiqué de l'association monégasque pour la protection de la nature

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