Disparition de Rémi Radel

C’est avec une profonde tristesse que la Faculté des Sciences du Sport de l’Université Nice Sophia- Antipolis a perdu l’un de ses Maîtres de Conférences, Rémi Radel, 36 ans, survenu le 14 mai 2019 suite à une maladie foudroyante. Enseignant-chercheur de notre université, effectuant ses activités de recherche au sein du Laboratoire Motricité Humaine Expertise Sport Santé, Rémi Radel a toujours œuvré pour le développement et le rayonnement de notre faculté, de notre laboratoire et plus largement de notre université au travers de sa passion pour la recherche avec un dévouement sans limite.

Rémi, chercheur dans l’âme avant tout, avait suivi un cursus STAPS en Champagne, sa région natale, avant d’obtenir un Doctorat à l’Université Joseph Fourier de Grenoble sous la supervision du Professeur Philippe Sarrazin et du Professeur Pascal Legrain. Ses travaux initiaux dans le domaine de la psychologie sociale, et notamment sur la contagion et l’inconscient motivationnels, ont été publiés dans des revues prestigieuses (Journal of Personality and Social Psychology ; British Journal of Social Psychology ; Journal of Educational Psychology ; Journal of Research in Personality ; Journal of Sport & Exercise Psychology). Ces recherches l’ont amené à effectuer plusieurs séjours internationaux dans les universités de Radboud de Nijmegen (Pays-Bas) et d’Ottawa (Canada), avant d’être recruté à l’Université Nice Sophia-Antipolis en 2010. Son arrivée au sein du laboratoire Motricité Humaine Expertise Sport Santé a dynamisé un ensemble de travaux novateurs à l’interface des champs disciplinaires de la psychologie, des neurosciences et de la physiologie. Lauréat de l’ANR jeune chercheur Exersight, ses travaux ont permis de mieux comprendre les interactions entre exercice et cognition (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30076918). Ses recherches actuelles à la croisée de la neurocognition et de la physiologie de l’exercice s’intéressaient au sens de l’effort, et aux mécanismes neurocognitifs de formation des habitudes et aux causes de l’arrêt de l’effort (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29101820). Rémi était également un fervent militant de la diffusion de la connaissance scientifique et ce, quels que soient les résultats des études réalisées et un article collectif très intéressant sur ce sujet auquel il a participé va être publié très prochainement (https://osf.io/preprints/sportrxiv/fxe7a/).

Parallèlement à ses activités de recherche, Rémi dispensait ses enseignements au sein de la Faculté et il était particulièrement intéressé par la psychologie sociale, la psychologie cognitive, la psychophysiologie, et la méthodologie de la recherche (e.g., statistiques, programmation…).

Universitaire engagé et brillant, chercheur passionné, Rémi était unique. Persévérant, rigoureux, curieux, créatif, à l’écoute sont autant de qualificatifs non exhaustifs qui décrivent Rémi. Ces traits de caractère allaient de pair avec ses engagements extra-professionnels, son amour de la nature, de l’environnement et sa passion pour les sports de pleine nature et plus particulièrement pour l’escalade et les sports de montagne.

La Faculté des Sciences du Sport, le Laboratoire Motricité Humaine Expertise Sport Santé et l’Université de Nice Sophia Antipolis sont profondément attristés d’avoir perdu un collègue, un ami, un chercheur qui forçait le respect et dont la mémoire sera préservée. Nous avons une pensée toute particulière pour ses parents, les membres de sa famille, et pour sa femme et sa fille, Marion et Maya.