Géoazur signe le renouvellement du Groupement de Recherche International en Géosciences du Sud Caucase à Tbilissi, Géorgie

A l’occasion de la venue du Président de la République François Hollande dans les pays du Sud Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), la cérémonie s'est tenue le 13 mai à l’Université d’Etat de Tbilissi. Elle a eu lieu en présence de la Secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso et de Marc Sosson, Directeur adjoint de Géoazur (UNS-CNRS-IRD-OCA) et coordinateur du GDRI Géosciences Sud Caucase du CNRS/INSU.
Géoazur signe le renouvellement du Groupement de Recherche International en Géosciences du Sud Caucase à Tbilissi, Géorgie

Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et Marc Sosson, Directeur adjoint de Géoazur (UNS-CNRS-IRD-OCA)

Le GDRI a pour objectif de renforcer les échanges scientifiques, la mobilité des étudiants et la francophonie dans les pays du Caucase : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie et également en Ukraine.


 

Résultats marquants de la première partie de ce GDRI

 

Le GDRI a permis de structurer des collaborations fructueuses qui ont débouché depuis 2010 sur 26 publications de rang A, 7 autres publications, l'initiation de 7 doctorats, la venue en France d'un post doc (Arménien) et de 3 Masters (voir rapports annuels du GDRI).

D'un point de vue scientifique le GDRI a permis de faire de significatives avancées sur la structure des bassins sédimentaires du Sud Caucase, les relations entre le magmatisme et les ressources minérales, l'histoires des déformations de cette région depuis 150 millions d'années, la reconstitutions des processus profonds qui sont la cause de ces déformations, la localisations des failles actives qui pourraient être la cause de futurs séismes.

 

Le renouvellement de ce GDRI va permettre de poursuivre ces collaborations en incluant un nouveau partenaire l'Ukraine. Nos recherches dans le Grand Caucase, en Géorgie, vont aussi être comparées avec celles qui ont débutées en Ukraine, en 2012. Une thèse est en cours sur ce chantier qui va permettre de mieux comprendre l'évolution tectonique de la marge nord de la Mer Noire et la comparer avec celle du Grand Caucase. Là aussi en Ukraine se sont les mêmes enjeux sociétaux qui sont ciblés Ressources naturelles (hydrocarbures) et aléas sismiques.

Enfin ce renouvellement du GDRI va permettre de se positionner dans le programme européen TopoEurope 2020, avec pour but de réaliser des profils tomographiques dans la Mer noire Orientale-Crimée et dans le Grand Caucase (Géorgie)-Petit Caucase (Arménie) afin de mieux comprendre les couplages entre les déformations profondes et les contrastes de topographie qui sont extrêmement marqués dans cette région.

 

Impacts sur les sociétés et les industries


Concernant les aléas et risques sismiques, les impacts sur les sociétés des pays du Sud Caucase sont importants, ils entrent en amont d’une recherche appliquée. Ces résultats permettent aux instances décisionnelles d’avoir des données aidant à la prise décisions (carte de zones à risques par exemple). Cet aspect sera beaucoup plus développé dans la seconde partie du GDRI.

Concernant les ressources naturelles, l’évaluation des minerais qui a été faite dans le cadre du GDRI, dans les pays du Sud Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) sert également de base aux compagnies locales. Pour la France la compagnie TOTAL impliquée dans le consortium DARIUS détient toutes les données recueillies au cours du GDRI, celles qui concernent en particulier l’évolution géologique du Sud Caucase depuis 150 millions d’années.

 

Résultats marquants en termes de relations internationales 


Ce GDRI implique 55 chercheurs (sur les 5 pays concernés), 3 doctorants en cotutelle (1 arménien avec l'Université de Montpellier II et 1 arménien et  1 ukrainienne avec l'Université Nice Sophia Antipolis) et 5 doctorants en Azerbaïdjan. Il a permis de tisser un réseau de contacts de chercheurs pour les 5 pays concernés.

 

La France a formé certains cadres en charge désormais de l’animation et du management d’équipe de recherche, ceci plus particulièrement en Arménie (3 des responsables d’équipe de l’Institut des Sciences Géologiques de la NAS-RA sont des anciens doctorants et post doctorants étant passé par les laboratoires français du GDRI et ayant obtenus un soutien du GDRI et de l’Ambassade de France à Yerevan).

 

 

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