Gilles Pagès (IRCAN), nouveau Président de la Société Française d'Angiogenèse

Gilles Pagès, directeur de recherche Inserm, à l'IRCAN (UNS, CNRS, Inserm), vient d'être élu Président de la Société Française d'Angiogenèse. Cette association loi 1901 regroupe les laboratoires de recherche travaillant sur la biologie des vaisseaux sanguins en France. Ses objectifs sont de favoriser la recherche, la formation et l’information sur l’angiogenèse normale et pathologique et de favoriser les échanges entre la recherche fondamentale, clinique et industrielle.
Gilles Pagès (IRCAN), nouveau Président de la Société Française d'Angiogenèse

Gilles Pagès - credit photo © A. Macarri

L'angiogenèse est la mise en place de nouveaux vaisseaux sanguins. C'est un phénomène fondamental au développement normal et aussi à la croissance de la tumeur cancéreuse et à la dissémination métastatique et apparaît également dans plusieurs autres situations pathologiques.

Gilles Pages, Directeur de recherche Inserm et responsable de l’équipe « Angiogenèse normale et pathologique » vient d'être élu Président de l'association "Société Française d'angiogenèse" pour une période de 2 ans.

Avec son équipe de recherche au sein de l'IRCAN - Institute of research On Cancer Ages, Nice (UNS, CNRS, Inserm), Gilles Pagès s’intéresse à des cancers très agressifs, qui sur-expriment le récepteur HER2, entraînant ainsi des capacités de proliférations importantes, associées à des propriétés métastatiques accrues. A l’heure actuelle, le traitement de référence, l’Herceptine, a révolutionné le traitement de ces cancers, permettant d’améliorer nettement le pronostic vital de ses patientes atteintes de cette forme de cancer du sein. Cette thérapie ciblée a permis des rémissions spectaculaires de plusieurs années pour des patients dont le pronostic était sombre. Cependant, certaines patientes restent insensibles au traitement. Il est donc indispensable d’identifier ces patientes pour leur administrer des traitements alternatifs de dernière génération, ciblant toujours le récepteurs HER2, mais bloquant le processus de résistance à l’Herceptine.

L’équipe du Dr Gilles Pagès a identifié un polymorphisme génétique germinal, dont la présence est facilement identifiable sur un prélèvement sanguin. D’abord identifié sur des cultures de cellules tumorales, ce polymorphisme a été testé sur une cohorte de 50 patientes atteintes de cancers HER2+. Il prédit de façon remarquable une insensibilité au traitement Herceptine. Ce polymorphisme bloque l’expression de la protéine tristétraproline (TTP) qui contrôle la vascularisation tumorale à la baisse. Son absence entraîne la production de facteurs de croissance des vaisseaux sanguins et donc une dissémination des cellules tumorales par la circulation sanguine. Les objectifs de l’équipe sont de démontrer le rôle prédictif du polymorphisme génétique de TTP dans la sensibilité aux traitements de dernière génération. L’équipe a généré des anticorps dirigés contre les cytokines, induisant une vascularisation exacerbée, consécutive à la perte de TTP. Ces anticorps pourraient donc s’avérer constituer un nouveau traitement de cancer du sein résistant aux traitements actuels, ne ciblant que HER2.

Plus d'informations sur la société française d'angiogenèse : http://www.angiogenese.fr/index.html

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