Hommage à Pierre-Laurent Merle

L'UNS a appris avec beaucoup de tristesse le décès de Pierre-Laurent Merle, Maitre de conférence en sciences de la vie, rattaché au laboratoire Symbiose marine et membre de la commission de la recherche de l'UNS. Un bel hommage lui est rendu par les membres de son laboratoire de recherche et par le département "Sciences de la vie". Sans oublier de rappeler son engagement constant au service de la communauté universitaire.
Hommage à Pierre-Laurent Merle

Pierre-Laurent Merle

C’est avec beaucoup de tendresse que les membres passés et présents de l’équipe Symbiose Marine et de l’UMR 7138 EPS se souviennent de leur collègue et ami, Pierre-Laurent Merle. Pierre-Laurent a rejoint l’Université Nice-Sophia Antipolis en 1998 et a participé, dès l’année suivante à la création de l’équipe Symbiose Marine, qui s’est étoffée au cours des années pour devenir une équipe pluridisciplinaire dans laquelle il apportait ses connaissances en physiologie et biochimie. En effet, de formation biomédicale, Pierre-Laurent a su immédiatement appliquer avec ferveur et passion son savoir à l’étude d’organismes marins et a toujours fait preuve d’une très grande curiosité et ouverture scientifique. Brillant inventeur, il savait développer le montage expérimental adéquat pour répondre à une question posée.

Très rapidement, ses travaux sur la symbiose entre les gorgones, les anémones de mer ou les coraux et des algues unicellulaires photosynthétiques ont eu un écho considérable dans la communauté scientifique internationale et lui ont permis d’établir un réseau national et international de collègues chercheurs, qui se joignent à nous dans cet hommage.

Sa passion pour la mer et ses habitants, lui a par ailleurs permis d’avoir la sensibilité nécessaire pour comprendre les enjeux scientifiques actuels. Il s’est notamment beaucoup investi dans le programme scientifique MEDchange visant à comprendre les conséquences des changements climatiques sur des espèces marines structurantes et endémiques de Méditerranée.

Le plaisir de transmettre son savoir

Pierre-Laurent Merle enseignait la physiologie animale aux étudiants en sciences de la vie. Il aimait leur transmettre connaissances et compétences et ne comptait pas son énergie pour les faire progresser, et aussi pour stimuler ses collègues enseignants. Son envie de faire progresser ses étudiants le rendait certes très exigeant mais beaucoup lui en sont aujourd’hui reconnaissants car il leur a permis de prendre confiance en eux-mêmes. Son expérience sert aujourd’hui comme modèle pour nombre de nos étudiants.

Depuis de nombreuses années, il a été l'un des rares à pressentir l'avènement inéluctable et irréversible des nouvelles technologies et méthodes d'enseignement s'appuyant sur les outils informatiques. Convaincu de l'enjeu que cela représentait pour toutes les disciplines, il a certainement été celui qui s'est le plus fortement engagé dans cette voie en développant et diffusant ces approches au sein de son département d'enseignement et au-delà. Au fil du temps, Il était devenu une véritable boussole dans ce domaine pour nombre de ses collègues.

Par ailleurs, on ne peut se souvenir de Pierre-Laurent sans souligner ses qualités humaines qui en faisaient un pilier de l’équipe. D’un humour taquin, il savait être rassembleur. D’un accès facile, il se montrait toujours d’une grande disponibilité et on savait trouver auprès de lui le conseil avisé ou l’aide technique.

Un engagement syndical exemplaire

Elu au Conseil scientifique en 2012 (devenue Commission de la recherche), il en aura été un membre très actif jusqu'à son retrait. Il y a apporté sa capacité d'interrogation, faussement naïve et toujours à propos, et porté sa vision d'une université où la transparence, le souci d'explication et l'attention portée à tous les membres de la communauté universitaire ne seraient pas des vains mots.

Dans le même temps, il avait été élu secrétaire de la section Nice-Université du SNESUP, après avoir participé à tous les combats menés contre l'évolution de l'enseignement supérieur depuis la loi LRU. A une époque où le mot syndicat n'est pas à la mode, il personnifiait au contraire un syndicalisme au service des autres, toujours soucieux de résoudre des situations humaines difficiles par le dialogue et la force de proposition.

L'UNS perd, trop tôt, un enseignant-chercheur qui aura, tout au long de sa carrière, illustré son humanisme dans ses engagements quotidiens. Son départ laisse ainsi un immense vide, que nos pensées pour lui et sa famille ne suffiront jamais à combler.