Réveil réussi pour la sonde Rosetta

Lundi 20 janvier à 19h18 : la sonde cométaire Rosetta est sortie de son hibernation après 31 mois de sommeil.

 

La sonde cométaire Rosetta est sortie de son hibernation hier après 31 mois de sommeil, selon l’Agence spatiale européenne (ESA). Le signal émis par Rosetta n’a été capté qu’à 19h18 au centre de contrôle de l’ESA à Darmstadt (Allemagne). Rosetta se trouve actuellement à plus de 670 millions de kilomètres de la Terre.

 

La mission spatiale la plus complèxe jamais réalisée

La sonde spatiale Rosetta, d'une masse de 3 tonnes au lancement, a pour objectif de recueillir des informations sur la Comète Churyumov-Gerasimenko et sur son comportement à l’approche du soleil. Rosetta doit se placer en orbite autour de la comète puis, après une période d'observation de plusieurs mois, envoyer Philae, un petit atterrisseur de 100 kg, se poser sur sa surface du nouyau cométaire pour analyser la composition du sol.

Il s’agit de la 9ème sonde à observer une comète à faible distance, mais la 1ère à se placer en orbite pour une longue période d'observation et à poser un atterrisseur sur son noyau

 

Un défi technique

Cette sonde transporte 11 instruments et un atterrisseur Philae qui comporte lui-même 9 autres instruments. Elle tire son énergie de deux énormes panneaux solaires de 14 mètres de long chacun.

 

Atterrisseur Philae

Atterrisseur Philae -  Source ESA


L’origine de la vie sur la terre

L'équipe de l’Institut de Chimie de Nice (ICN) était présente lundi 20 janvier aux côtés de l’Agence Spatiale européenne lors du réveil de la sonde Rosetta pour son rôle dans l’analyse chimique de certaines matières organiques, peut-être à l’origine de la vie sur la Terre. En effet, Uwe Meierhenrich, Professeur d’Université en chimie, est co-investigateur de COSAC, un des 9 appareils de l’atterisseur Philae. Son équipe a simulé en 2002 une comète artificielle qui a permis d’identifier 16 acides aminés. En 2012, ce sont 26 acides aminés qui ont ainsi pu être identifiés, permettant de définir une molécule organique à l’origine de la vie sur la terre.  (Le journal Nature 505 (2014) 269–270)

 

COSAC, l’appareil dont il est co-investigateur, va permettra l’analyse chimique de matériaux qui se trouvent à environ 20 centimètres au-dessous de la surface de la comète et qui ne peuvent être analysés depuis la Terre. Ces analyses chimiques permettraient de définir l’origine de la vie sur Terre.

 

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