Mieux diagnostiquer les infections à Chlamydia chez les jeunes filles de 18 à 24 ans

L'UNS vient de rejoindre l'étude i-Predict. Cette étude fait partie d'i-Share, la plus grande étude sur la santé des étudiants lancée en 2013. L’objectif est d’améliorer les connaissances sur les infections à Chlamydia et d’évaluer si le dépistage systématique et régulier permet de réduire les risques d’infections génitales hautes. 840 jeunes filles volontaires de 18 à 24 ans sont recherchées par le service universitaire de médecine préventive de l'UNS pour participer à cette étude.
Mieux diagnostiquer les infections à Chlamydia chez les jeunes filles de 18 à 24 ans

L'équipe i-Predict - crédit photo © V. Hervy

Chlamydia trachomatis est une bactérie sexuellement transmissible touchant surtout les jeunes femmes de 18 à 24 ans. Simple à dépister en centre de dépistage (CeGIDD) ou au Planning Familial et simple à traiter par antibiotiques, elle est néanmoins difficile à contrôler puisque la majorité des personnes ne présente aucun symptôme et, de ce fait, ne consulte pas. Non traitée, la bactérie peut se propager vers l’utérus ce qui entraîne des infections génitales hautes (comme les endométrites et les salpingites). Cela peut augmenter les risques de grossesse extra-utérine ou causer une infertilité.

Le but de l'étude i-Predict est d’évaluer si un dépistage systématique (par exemple tous les ans) et un traitement des infections génitales à Chlamydia permettrait de réduire les risques de complications liés à cette infection. Lancé par le laboratoire de recherche B2PHI (Biostatistique, Biomathématique, Pharmacoépidémiologie et Maladies Infectieuses) de l’Université de Versailles St Quentin-en-Yvelines, en collaboration avec le Centre National de Référence des infections à Chlamydiae, ce projet à rayonnement national se fait en partenariat avec les Services Universitaires de Médecine Préventive des Universités Nice Sophia Antipolis, Versailles Saint-Quentin en Yvelines, Bordeaux, Sorbonne Universités, Sorbonne Paris Cité, et les services de gynécologie des centres hospitaliers de Nice, Bordeaux, Paris-Cochin, et Poissy/Saint-Germain-en-Laye. Grâce à ce projet de recherche, si le dépistage systématique s’avérait réellement efficace pour prévenir les complications de l’infection, il pourrait être recommandé par les pouvoirs publics.

Pour parvenir à ses objectifs, l’étude a besoin de la participation de 4000 jeunes femmes de 18 à 24 ans, dont 840 à Nice, qui fourniront un auto-prélèvement vaginal semestriel et répondront à des questionnaires en ligne pendant toute la durée de leur suivi (18mois).

Les volontaires peuvent prendre d'ores et déjà rendez-vous au SUMPPS (service universitaire de médecine préventive et santé) de l'UNS sur le campus St Jean d’Angely pour s'inscrire à l’étude auprès de la chargée de recherche clinique.

i-Share est la plus grande étude scientifique jamais réalisée sur la santé des jeunes

I-Predict fait partie de l'étude i-share, une étude sur la santé des étudiants lancée en 2013. i-share souhaite atteindre 30 000 étudiants sur 10 ans et les enquêtes menées portent sur des thèmes qui concernent directement leur santé et leurs conditions de vie : infections sexuellement transmissibles, comportement à risque, alimentation, stress, sommeil, etc.

Le service universitaire de médecine préventive et promotion de la santé

Le service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) met en oeuvre de nombreuses actions pour la santé des étudiants de l'UNS.

Tout au long de leurs études, le centre de santé Unisanté leur propose des consultations médicales  à la demande en médecine générale (en tiers payant) mais également des visites médicales de prévention ainsi que des consultations psychologiques.

De nombreuses actions de prévention et de promotion de la santé sont réalisées tout au long de l'année en collaboration avec les associations étudiantes, en partenariat avec les mutuelles étudiantes (LMDE et MEP) et tous les acteurs locaux du réseau de santé publique.