Mission Rosetta : l'analyse chimique a débuté

Le Pr Uwe Meierhenrich et son équipe de l'Institut de Chimie de Nice ont débuté l'analyse chimique des molécules organiques détectées dans les échantillons de la surface de la comète.
Mission Rosetta : l'analyse chimique a débuté

Comet P67

La semaine dernière, la planète entière suivait avec beaucoup d'intérêt l'atterrissage du robot Philae, sur la comète Tchouri. L'atterrissage, même s'il fut mouvementé, s'était bien passé, et des premières images avaient été envoyées.

Vendredi soir, une relation a été établie avec succès avec Philae, permettant ainsi d'envoyer les premières données au centre de contrôle en Allemagne. Une heure plus tard, le contact avec Philae était perdu, la batterie de celui-ci étant vide.

Malgré ce court contact, les chercheurs ont maintenant les données scientifiques en main. Ces données concernent les premiers spectres de masses jamais enregistrés sur une comète. Depuis Uwe Meierhenrich a rejoint son laboratoire et avec ses collègues de l'Institut de Chimie de Nice il est actuellement entrain d'analyser les 426 spectres de masse reçus après l'atterrissage. Grâce à COSAC, l'appareil dont le Pr Meierhenrich est co-investigateur, ces molécules vont pouvoir être sondées et vérifier si leur impartialité, ou chiralité, correspond avec les signatures chimiques de la Terre. Un article paru ce jeudi 20 novembre dans la revue scientifique internationale Nature revient sur cette étape historique de la mission Rosetta (http://www.nature.com/news/philae-s-64-hours-of-comet-science-yield-rich-data-1.16374?WT.mc_id=TWT_NatureNews)

Les premiers résultats de ces analyses seront publiés dans quelques semaines.

La mission Rosetta a pour but de confirmer la présence sur les comètes d’acides aminés voire de molécules plus complexes, qui auraient pu ainsi se retrouver sur Terre pour aider à l’émergence de la vie.