Mission to Mars, l'Institut de Chimie de Nice prépare son voyage sur la planète rouge

Exomars est un programme développé par l'agence européenne spatiale en partenariat avec Roscosmos pour déterminer des éventuelles traces de vie sur Mars. L'équipe d'Uwe Meierhenrich à l'Institut de Chimie de Nice va participer à cette aventure en envoyant un instrument de détection des molécules organiques.
Mission to Mars, l'Institut de Chimie de Nice prépare son voyage sur la planète rouge

Copyright : ESA – B. Bethge

Après la comète Tchoury, Uwe Meierhenrich et son équipe de recherche à l'Institut de Chimie de Nice s'intéresse à la planète Mars. Dans le cadre de la mission Exomars, ils ont développé un instrument pour la détection de molécules organiques sur Mars. Cet instrument s'appelle MOMA pour Mars Organic Molecule Analyser. Il sera envoyé sur Mars en mars 2016 pour déterminer si les molécules organiques détectées sur la planète rouge peuvent révéler une présence de vie.

Actuellement la sonde se trouve au siège de Thalès Alénia Space à Cannes avant d'être transportée vers la Russie pour un décollage prévu le 14 mars 2016.

En savoir plus sur Exomars

Le programme Exomars s'articule autour de 2 missions qui seront successivement lancées par deux fusées russes Proton.

La mission de 2016 insérera en orbite martienne un satellite qui, d'une part, étudiera l'atmosphère de Mars ainsi que son évolution et, d'autre part, servira de relais de télécommunications vers la Terre pour les missions en opération à sa surface. Ce satellite baptisé Trace Gas Orbiter (TGO) étudiera avec ses instruments russes et européens les gaz présents à l'état de traces dans l'atmosphère martienne tels que le méthane ou d’autres hydrocarbures.

Juste avant son insertion en orbite martienne, TGO larguera un module démonstrateur d'entrée atmosphérique et de descente sous parachute qui atterrira en douceur à la surface de la planète rouge. L’ESA lui a donné le nom de Schiaparelli en l’honneur du célèbre astronome italien. Il est équipé de capteurs qui mesureront les performances pendant la descente et lors de l'atterrissage. Dépourvu de panneaux solaires cette plateforme ne fonctionnera à la surface martienne que durant une courte période. Néanmoins un ensemble de capteurs recueillera des données environnementales pendant 4 jours terrestres en utilisant l'énergie restante dans ses batteries.

La mission de 2018 déposera une plateforme russe et un véhicule européen sur Mars. La plateforme d’atterrissage équipée d’instruments russes et européens prendra des mesures de son environnement pendant une année martienne (687 jours terrestres). D'une masse de 310 kg, le véhicule sera équipé de 9 instruments scientifiques dédiés à l'étude du sol et du proche sous-sol. Pouvant forer jusqu’à 2 mètres de profondeur, ce véhicule recueillera, pour les analyser avec ses instruments, des échantillons préservés des rayonnements et des oxydants qui détruisent la matière organique.

source : CNES