Stuart Madnick Professeur au MIT : le "serial entrepreneur'

Le Business Pôle de Sophia Antipolis accueillait le vendredi 24 octobre Stuart Madnick Professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et "serial-entrepreneur ». Invité à l’initiative de l’Incubateur PACA-Est et de Serge Miranda, Professeur à l’UNS, Directeur du Master MBDS, la rencontre s’est axée autour des bonnes pratiques liées à l’entrepreneuriat et aux échanges Université/Entreprises.
Stuart Madnick Professeur au MIT : le "serial entrepreneur'

Stuart Madnick au business pôle de Sophia Antipolis

Stuart Madnick évoque sonparcours pour débuter le conférence. Dès le début de sa carrière, il travaille en collaboration avec des structures privées en tant que conseiller ou consultant. Il prend part aux comités décisionnaires (Boards of directors) de groupes industriels, et travaille comme Témoin Expert (Expert Witness) : vulgarisateur de projets complexes qu’il doit rendre compréhensibles à un jury d’investisseurs. Très tôt, il s’intéresse à l’informatique et à la gestion de données, il fonde sa première structure qui commercialisera les premiers logiciels de gestion des stocks. Il fondera ensuite des sociétés High Tech toutes rachetées par de grands groupes. Le plus étonnant est qu'actuellement il dirige un Hôtel dans un château Anglais datant du XIVème siècle dont il est propriétaire.

Rapide descriptif des formations au MIT : S. Madnick fait un focus sur « l’entrepreneuriat de l’innovation » le M.I.T. dispose d'un programme spécial auquel seuls quelques uns des étudiants acceptés à un MBA peuvent accéder. Ce programme débute par une expérimentation de l’entrepreneuriat sur 6 jours en simulation.  En matière de ressources, les étudiants disposent d’un centre entrepreneurial « Martin Trust Center for entrepreneurship » dans lequel des mentors les suivent et les accompagnent. Ces mentors sont des entrepreneurs accomplis qui se mettent au service du MIT (à résidence) pour une durée de 6 mois à 1 an. Le concours « 100K Business Plan » vient récompenser les meilleurs business plan.

Dans le détail ce « cursus » très particulier laisserait rêveur tout entrepreneur : La liste de cours disponibles est impressionnante (+ de 30) dont une partie est consultable sur https://entrepreneurship.mit.edu/academics. A côté de ces cours de très nombreux ateliers sont disponibles allant des classiques études de cas dans des entreprises à des groupes de travail dont l’objectif est de recenser les idées de toutes les personnes du MIT puis de réfléchir à la façon dont on pourrait les exploiter (entendre commercialiser). Parmi ces groupes, certains, très à la pointe comme le «  digital transformation lab »  (groupe de transformation digitale) ont pour vocation de proposer des solutions de digitalisation des business existants. Un groupe de travail se charge même de réfléchir à la façon de commercialiser les découvertes incongrues.

Le Collaborative Action Learning dans lequel s’inscrivent le China Lab et l’India Lab est pour sa part un module offrant la possibilité aux étudiants de travailler pendant un an sur une problématique avec une entreprise implantée dans une de ces 2 régions du monde. Les étudiants travaillent à distance en collaboration avec les étudiants des universités MITIndia ou MITChina. lls ne se rencontrent sur site que pendant 1 semaine, très intense en activité. Les étudiants rentrent finir leur étude de cas avant de faire leur préconisation à l’entreprise.

Pour conclure Stuart Madnick nous a révélé que le crédo du MIT était «  Dignity of Usefull Work » et que sur le sceau de l’école était écrit "MENS ET MANUS » l’esprit et les mains : promouvoir avant tout l’éducation pour une application pratique.

Le Pr. Madnick a ensuite répondu aux questions d’un auditoire captivé dont il a su éveiller la curiosité.