exposition d'hivers " Parfums antiques : de l'archéologue au chimiste "

du 11 décembre au 31 mars 2016 au Musée International de la Parfumerie (Grasse). A la recherche des procédés des parfumeurs antiques Une enquête passionnante La redécouverte de savoirs oubliés
exposition d'hivers " Parfums antiques : de l'archéologue au chimiste "

Invitation

Quand ? Du 11-12-2015 à 14:20
au 31-03-2016 à 14:20
Où ? Musée de la Parfumerie
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L’usage du parfum n’a cessé de progresser au cours des siècles, depuis que l’Homme a commencé à brûler des herbes aromatiques et des épices.

Le parfum est intimement lié au sacré. Son côté insaisissable et diffus, dif cile à appréhender pour l’homme primitif, le rend magique et en fait un outil de communication vers l’au-delà et les dieux. L’encens est l’une des principales matières premières que les hommes brûlaient pour communiquer avec les dieux. Le mot parfum en tirerait son origine puisqu’il viendrait du latin “per fumum”, à travers la fumée. Tout au long de ces années reculées, le parfum fut à la fois mystique mais également médicament et l’objet d’un commerce pouvant conduire à des guerres pour la maîtrise des routes commerciales comme dans le cas de l’encens.

Dans l’Antiquité, les parfums étaient fondamentalement différents des nôtres par leur base. Les Anciens connaissaient certes empiriquement les principes de la distillation, peut-être attes- tée dès l’âge du Bronze par les fouilles de Pyrgos-Mavroraki à Chypre, mais ils n’avaient pas encore découvert l’alcool. Pour xer les composés odorants, ils utilisaient des corps gras.

Des installations de parfumeurs antiques, retrouvées à Pompéi, Herculanum, Paestum, Délos... par le Centre Jean Bérard (CNRS) ont permis à l’Institut de Chimie de Nice de l’Université de Nice-Sophia Antipolis de s’approcher au mieux des parfums antiques en utilisant des procédés similaires à ceux pratiqués dans l’Antiquité bien que les matières premières aient inéluc- tablement évolué. Cela a permis notamment de se faire une idée des senteurs anciennes ainsi que leurs compositions chimiques. Ces parfums sont en effet constitués d’une base qui est une huile végétale (huiles d’olives vertes, de sésame, de ben...), et de matières premières odorantes de différentes natures comme les eurs, les racines, les épices, les gommes-résines...

Cette exposition valorise le travail de recherche de Jean-Pierre Brun, professeur au Collège de France, directeur de recherche au CNRS et directeur du Centre Jean Bérard, et de Xavier Fernandez, professeur des Universités, chercheur à l’Institut de Chimie de Nice, directeur du Master 2 Professionnel Chimie FOQUAL (Formulation, Analyse, Qualité), antenne grassoise de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.