Olivier

Ingénieur - CHU de Nice, il gère une biobanque pour participer à la Recherche sur le cancer.

Responsabilités


Distinctions

Biographie

Quel a été votre parcours scolaire et professionnel avant d'intégrer votre poste actuel ?

J’ai réalisé mes études exclusivement à Nice à la faculté des sciences de l’Université Nice Sophia Antipolis.
J’ai obtenu mon Master2 Recherche en Sciences de la Vie et de la Santé spécialités Pharmacologie- Physiologie-Neurobiologie en juillet 2005. Mon stage de Master2 a été réalisé à l’IPMC (Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire) de Sophia-Antipolis.

Après un temps de recherche, j’ai directement commencé à travailler dans le laboratoire de pathologie clinique et expérimentale du Pr.Hofman au CHU de Nice. C’est donc mon premier travail et je m’y sens vraiment bien.

Quelles sont vos conditions de travail ?

Je travaille dans la biobanque mais aussi dans la plateforme de génétique somatique. Ces deux entités sont liées puisque une partie des échantillons stockés dans la biobanque sont utilisés par la plateforme de génétique somatique dans le but de déterminer un profil génétique de la tumeur d’un patient et d’orienter son traitement. C’est donc professionnellement parlant très riche et intéressant comme milieu.
Le laboratoire ainsi que mon métier ont beaucoup évolué depuis mon arrivée, la laboratoire s’est largement développé, il y a beaucoup de projets, avec l’acquisition de nouveaux appareils de pointe innovants, de nouvelles techniques auxquelles nous devons être formés. Notre travail est sans cesse en évolution pour rester compétitif et être le plus fiable en terme de rendu de résultat pour un patient (sensibilité de la technique, peu de « matière première » nécessaire à la technique, durée de rendu des résultats...).
Au-delà de cet aspect scientifique, médical, il y a depuis quelques années l’aspect qualité, le laboratoire est soumis à des normes, des exigences que nous devons respecter. La biobanque est certifiée NFS 96-900 et la plateforme de génétique somatique ISO15189. Cela implique un travail conséquent à fournir de la part de tous les acteurs.
J’interagis avec les techniciens/ingénieurs mais également avec les médecins bio-pathologistes. Je suis également référent métrologue, j’interagis à ce titre avec la cellule métrologie de l’hôpital pour tout ce qui est suivi des équipements.
L’équipe est très soudée, l’ambiance de travail est très bonne.

Quel est le profil attendu pour exercer ce métier ? Quelles sont les compétences nécessaires ?

Une personne qui a bien entendu reçu un enseignement scientifique en biologie. Il faut aimer le travail en équipe, savoir communiquer, avoir des capacités d’adaptation, être rigoureux, faire preuve d’autonomie et d’organisation.

En quoi votre métier est-il un métier d’avenir ?

C’est un métier d’avenir dans le sens où le biobanking consiste en la préparation et la conservation d’échantillons biologiques, échantillons biologiques qui sont mis à disposition et indispensables à la recherche scientifique, clinique, que ce soit pour le secteur privé ou public. Ces échantillons peuvent également être conservés à but sanitaire, diagnostique pour le patient.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaiterait se lancer dans ce domaine ?

Comme dans n’importe quel domaine, être sérieux et se donner les moyens pour réussir.
Avoir conscience que c’est un métier à responsabilité (échantillons biologiques précieux nécessitant pour leur utilisation un consentement éclairé des patients, aspect médico-légal important...)
Savoir travailler en équipe.