Nour GOUIDER, étudiante en M2 AMI, remporte le prix Galilée

PRIX GALILEE-CONCOURS ETUDIANTS ORGANISE PAR LE COMITE NICE COTE D’AZUR DES CONSEILLERS DU COMMERCE EXTERIEUR DE LA France- CCE

Le prix Galilée n’existe qu’au sein du Comité CCEF Nice CA, ce qui lui confère une singularité et un intérêt tout particulier.
Il a pour but de récompenser les jeunes étudiants qui ont eu une expérience en université à l’étranger et qui ont su le mieux tirer parti des différences rencontrées/ Esprit Galilée.

Jeudi 9 juin 2016, Nour GOUIDER, étudiante en Master Affaires et Management International, a remporté le prix le prestigieux prix Galillée. Voici son retour d’expérience :

"Trois dissertations de deux pages doivent être délivrées par les étudiants à un mois successif l’une de l’autre (mars, avril et mai).
Chacune portait sur des sujets différents, le point commun étant la comparaison entre la France et le pays d’accueil à chaque fois. Les langues de rédaction étaient le français ou l’anglais, au choix. Etant partie en échange au Royaume-Uni dans le cadre de ma L3 en 2013-2014 (Licence de Langues Etrangères Appliquées (anglais et arabe), Université de Stendhal – Grenoble 3), j’ai choisi de rédiger en anglais les trois copies.

  • Dissertation 1 : « Qu’est-ce qui vous a surpris dans la société où vous êtes arrivé : dans le mode de vie étudiant et dans le mode d’enseignement ? »
  • Dissertation 2 : « Qu’est-ce qui vous a intéressé et déplu dans la société où vous êtes arrivé : dans le mode de vie étudiant et le mode d’enseignement, pourquoi ? »
  • Dissertation 3 : « De cette expérience, qu’avez-vous tiré comme conclusion, décision pour vous, votre carrière et la gestion de votre environnement futur ? »

J’ai eu l’opportunité d’apporter mon vécu et ressenti sur les différences culturelles entre Français et Britanniques, à la fois dans le mode de vie étudiant mais aussi dans les méthodes d’enseignement.
J’ai apprécié la richesse culturelle et la notion d’inclusion outre-Manche dont on manque cruellement ici. Le rapport aux minorités ethniques et au racisme sont sensiblement différents en raison de l’absence de tabou autour du sujet. En plus de l’aspect cosmopolite, les structures et moyens financiers mis en place dans l’enseignement forment un cadre garantissant l’épanouissement personnel. Les installations sont en effet pensées pour s’adapter aux étudiants et non l’inverse et ces derniers sont considérés comme un capital humain à une société en devenir. La reconnaissance de cette potentielle valeur ajoutée motive à se dépasser d’un point de vue intellectuel et à multiplier les initiatives. Le revers de la médaille se traduit par une pression considérable sur les épaules des étudiants qui doivent réussir pour rembourser leur crédit étudiant servant à payer leurs frais de scolarité exorbitants. Des sacs de couchage à la bibliothèque au défilé de pyjamas à la cafétéria, le spectacle fait d’abord rire puis pleurer. On a beau blâmer le système d’enseignement français, nos institutions garantissent tout de même un accès aux études supérieures avec une barrière tarifaire considérablement amoindrie. Moins de moyens, et malheureusement moins de soins accordés aux étudiants, d’opportunités d’innover et… d’occasions de noyer le stress en faisant des courses au coma éthylique à chaque soirée. Le rapport entre les Britanniques et l’alcool pourrait être dépeint telle une pinte sans fond. Le libre-arbitre dans la manière de penser en milieu universitaire ne compense pas le manque d’éducation pour ce qui concerne des sujets tels que la santé et le rapport aux maladies sexuellement transmissibles.
Je dirais donc que chaque camp a ses particularités, ses qualités et ses défauts et pourraient apprendre l’un de l’autre. Sur le plan personnel, cela m’a appris à reconnaître que certains événements resteront toujours en dehors de mon propre contrôle et donc à lâcher prise. Les différentes aventures (et mésaventures !) vécues permettent également de remettre les choses en perspectives dans la vie de tous les jours. L’attrait cosmopolite m’a permis d’accepter et de vivre pleinement ma bi-nationalité (je suis franco-tunisienne) et de déconstruire mes propres préjugés. Le bilinguisme a alimenté une envie d’en apprendre et de découvrir toujours plus des autres, mais aussi en allant ailleurs…. D’où l’importance de la dimension internationale en terme d’épanouissement personnel et professionnel ! Cela s’est traduit par la mise en place de l’aspect « worldwide » au cœur de tout choix académique et de future carrière."

#ForeverInternational

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