Projet «Building Better Business Resilience» (2017-2019)

Fondation JPMorgan Chase Partners : Research Centre (ERC) of Warwick University (UK) - Université Côte d’Azur et le GREDEG (France) - Institut für Mittelstandsforschung IFM de Bonn (Allemagne) - Université de Padoue en Italie-Université IE (Espagne)

Une recherche pour améliorer la résilience des petites et moyennes entreprises

La capacité de résilience organisationnelle des petites et moyennes entreprises(PME)*, qui permet d’assurer leur croissance, est devenue un enjeu socio-économique majeur pour l’économie française et pour la création d’emplois.Les PME doivent continuellement affronter l’inconnu, marqué par une incertitude accrue,et prendre de multiples risques pour se développer. Si de nombreuses PME s’enlisent dans la vallée de la mort et disparaissent, d’autres survivent et se développent.* Selon les données mises en en ligne le 8 novembre 2018 par l’INSEE sur Les entreprises en France, en 2016, on compte 4millions de PME marchandes non agricoles y compris les microentreprises.Les facteurs qui vont mettre à l’épreuve la résilience organisationnelle sont variés. Ils comprennent la récession économique,les événements environnementaux (événements à court terme et facteurs environnementaux à long terme tels que le réchauffement climatique,les catastrophes causées par les activités humaines à l’instar des déversements de pétrole),les attaques terroristes, les dommages à la réputation, la fraude et les questions de réglementation, la cybercriminalité et le vol d’information,ainsi que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Souvent, des événements externes,apparemment éloignés de l’entrepreneur, peuvent entraîner des conséquences imprévues pour son entreprise, par exemple,un changement de comportement du client qui provoque une chute soudaine des ventes ou des ressources.A cela, viennent se rajouter les risques de stress et les problèmes personnels de l’entrepreneur,particulièrement isolé dans le cas des très petites entreprises.Que les risques encourus proviennent d’un phénomène accidentel ou d’une crise par accumulation, aider à l’accroissement de la capacité de gestion des risques pour les PME, c’est favoriser leurs activités risquées sans accroître leur degré de vulnérabilité.

Objectif du projet

Le projet«Building Better Business Resilience»(2017-2019) a pour objectif de comprendre pourquoi certaines entreprises survivent à une crise alors que d’autres non, et ce, particulièrement dans le cas des TPE/PME. Il s’agit d’une étude européenne sur la résilience des entreprises créées par les entrepreneurs sous représentés que sont les femmes migrantes.Si les enjeux et spécificités de l’entrepreneuriat féminin commencent à être bien connus, la démarche entrepreneuriale des femmes immigrées, cumulant plusieurs sources d’adversité, est moins investiguée.Les travaux empiriques qui ont cherché à savoir comment renforcer les capacités de résilience par des interventions pratiques sont assez rares.La définition de la résilience retenue dans le projet réalise une synthèse des différentes grandes approches de la littérature : « La résilience est un objectif stratégique visant à aider une organisation à survivre et à prospérer. Une organisation très résiliente est plus souple, plus compétitive, plus agile et plus robuste que des organisations moins résilientes et rebondit face à l’adversité en étant renforcée et plus dotée en ressources»

(traduction libre de Wishart, 20181).1Wishart, M. (2018), « Business resilience in an SME context: A literature review », The Enterprise Research Centre.Le projet Building Better Business Resilience

Selon les données du greffe du tribunal de commerce de Parisen 2016, une entreprise sur dix est dirigée par un étranger non communautaire avec de fortes concentrations dans l’est parisien.Les défis spécifiques à relever pour les créateurs d’entreprise étrangers invitent à se pencher sur leur capacité à s’adapter à des bouleversements et à rebondir après un choc. C’est ainsi que dans le cadre du projet «Building Better Business Resilience», les liens entre activités entrepreneuriales et migration sont analysées selon la perspective de la personnalité et les trajectoires du dirigeant ou de la dirigeante.

Une coopération entre des équipes européennes

Selon les données du greffe du tribunal de commerce de Parisen 2016, une entreprise sur dix est dirigée par un étranger non communautaire avec de fortes concentrations dans l’est parisien.Les défis spécifiques à relever pour les créateurs d’entreprise étrangers invitent à se pencher sur leur capacité à s’adapter à des bouleversements et à rebondir après un choc. C’est ainsi que dans le cadre du projet «Building Better Business Resilience», les liens entre activités entrepreneuriales et migration sont analysées selon la perspective de la personnalité et les trajectoires du dirigeant ou de la dirigeante. Une coopération entre des équipes européennes La recherche,financée par la Fondation JPMorgan Chase,étudie un échantillon de3000 petites et moyennes entreprises, ayant moins de 250 employés, dans plusieurs régions: Londres, Paris, Francfort, Milan et Madrid.Elle est pilotée par les chercheurs de la Warwick Business School et de l’Université Aston. Elle regroupe 5 partenaires:-Enterprise Research Centre (ERC) au sein de la Warwick University en Angleterre-Université Côte d’Azur et le GREDEG en France-Institut für Mittelstandsforschung IFM de Bonn en Allemagne -Université de Padoue en Italie-Université IE en Espagne

Le terrain français

A la suite de l’enquête quantitative pilote réalisée à Londres, la recherche en France combine une analyse économétrique et une investigation qualitative sur le terrain de communes de l’est parisien. Les premiers résultats sont attendus pour le mois de septembre 2019. (Lire Communiqué de presse)

L’équipe française du GREDEG est constituée de Catherine Laffineur(porteur du projet) et Aurélie Ewango-Chatelet.Elles collaborent avec des chercheurs en entrepreneuriat de l’EM Lyon Business School, de l’ESCP Europe et de Skema Business School.Pour une présentation détaillée du projet voir le lien:https://www.enterpriseresearch.ac.uk/sme-resilience-project-jpmorgan