Stage de master : Caractérisation de marqueurs des ostéoclastes inflammatoires à visée thérapeutique dans l’inflammation chronique

Un stage de master (M1 ou M2) est proposé pour l'année 2018-2019 dans l'équipe Ostéoimmunologie, Niches et inflammation à l'interface entre l'immunologie et la physiopathologie osseuse. Il s'inscrit dans un projet très translationnel visant à améliorer la destruction osseuse liée aux maladies inflammatoires chroniques

Les maladies inflammatoires chroniques sont très fréquemment associées à une destruction osseuse importante et invalidante. Elle est due à la surproduction de cytokines inflammatoires stimulant la différenciation des ostéoclastes, cellules responsables de la résorption osseuse. Les ostéoclastes ont été longtemps considérés uniquement comme des cellules résorbant l’os. Mais ce sont aussi des cellules monocytaires ayant, comme les autres cellules de cette lignée, la capacité de présenter des antigènes et d’activer les lymphocytes T.
Comme décrit pour les autres cellules monocytaires (macrophages, monocytes, cellules dendritiques), nous avons récemment identifié 2 populations d’ostéoclastes qui ont une capacité de résorption osseuse identique, mais qui diffèrent par leur fonction immunitaire. Une de ces population est immunosuppressive et prédomine en condition normale. L’autre augmente en condition inflammatoire et a la capacité d’induire des réponses inflammatoires. Ces résultats sont tout à fait nouveaux et pointent les ostéoclastes inflammatoires comme des acteurs majeurs de la perte osseuse liée à l’inflammation. Comprendre leur rôle et développer des thérapies ciblées sur ces ostéoclastes est donc un enjeu majeur. Il nécessite d’identifier des marqueurs spécifiques des deux populations d’ostéoclastes. Par analyse transcriptomique, nous avons identifié 1500 gènes différentiellement exprimés entre ostéoclastes immunosuppresseurs et inflammatoires et validé plusieurs d’entre eux au niveau protéique. Ces marqueurs suggèrent que les 2 populations d’ostéoclastes utilisent des voies fonctionnelles différentes, ce qui là encore est nouveau. Notre objectif est maintenant de mieux comprendre la fonction de ces marqueurs et s’ils peuvent représenter des cibles thérapeutiques intéressantes.
L’étudiant(e) retenu(e) participera activement à ce projet qui fait appel à des techniques variées telles que culture cellulaire, cytométrie en flux, tri cellulaire, immunofluorescence, PCR quantitative, ELISA, westernblot, etc…
Nous recherchons un/une étudiant(e) sérieux(se) et très motivé(e), plutôt en M2 et désirant poursuivre par un doctorat sur ce sujet novateur avec des retombées cliniques importantes.

Mots clés : ostéo-immunologie, moelle osseuse, ostéoporose, biologie cellulaire, inflammation, maladie inflammatoire chronique

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