Projet de thèse sur le métabolisme énergétique et activité immunosuppressive des cellules stromales mésenchymateuses : rétro-contrôle par les lymphocytes T

Une offre de thèse est proposé dans l'équipe 2 sur la caractérisation de la fonction immunosuppressive des cellules stromales mésenchymateuses dans le maintien des lymphocytes T de la moelle osseuse : rôle du métabolisme énergétique.

Les interactions cellulaires dans la moelle osseuse (MO) sont essentielles pour le remodelage de l’os, l’hématopoïèse et le maintien de la mémoire immunitaire. Ces dernières fonctions sont assurées par des niches cellulaires auxquelles participent les cellules stromales mésenchymateuses (MSCs) et qui font de la MO un organe privilégié pour la survie et le maintien des cellules à longue durée de vie telles que les lymphocytes mémoires.
Notre équipe s’intéresse à la différenciation des cellules souches pluripotentes et aux interactions entre les cellules osseuses et immunitaires dans la MO. Nous avons par ailleurs produit in vitro, à partir de cellules souches pluripotentes induites, des cellules MSCs (huiPS-MSCs) capables de maintenir les lymphocytes T dans un état inactif. Parmi les fonctions immunosuppressives de ces MSCs nous montrons qu’elles expriment de manière constitutive le ligand PD-L1 (qui interagit avec le récepteur PD1 à la surface des lymphocytes T et leur transmet un signal négatif). Une étude récente dans le domaine du cancer a montré que la stimulation de PD-L1 à la surface des cellules tumorales (lors de son interaction avec PD1 à la surface des lymphocytes T) promeut un mécanisme provoquant une diminution de la disponibilité en nutriments essentiels à la fonction effectrice des cellules T. Cette compétition en nutriments pourrait aussi participer à l’action des MSCs sur les lymphocytes T pour les maintenir dans un état inactif dans la MO. Ceci pourrait indiquer qu’il existe un mécanisme actif de rétro-contrôle des cellules T sur les MSCs pour maintenir un environnement immunosuppressif.
Aussi nous proposons d’analyser l’état métabolique des MSCs et son impact vis à vis des lymphocytes T (impact sur leur métabolisme et conséquence sur leur fonction), et en retour l’impact des lymphocytes T sur la fonction des MSCs. L’étude se focalisera sur le ligand PD-L1 comme un régulateur potentiel du métabolisme des MSCs. Cette étude utilisera des techniques effectuées en routine au laboratoire (culture cellulaire, cytométrie, Q-rt-PCR, mesure des paramètres métaboliques …).
Les résultats attendus devraient permettre d’évaluer l’impact des pathologies ciblant les cellules de la MO (désordres hématologiques, inflammations chroniques, …) ainsi que leur traitement, sur la « carte d’identité » des MSCs en relation avec l’expression et la fonction de PD-L1 (ainsi que d’autres membres de la même famille de récepteurs/ligands) vis-à-vis de l’activation des lymphocytes T.

Profil souhaité :

Etudiant motivé et curieux, avec de bonnes compétences en biologie cellulaire, intéressé par l’immunologie et/ou le domaine des cellules souches


Mots clés :

cellules souches pluripotentes humaines, cellules stromales mésenchymateuses, activité immuno-modulatrice, PD-L1, moelle osseuse, métabolisme énergétique, mémoire immune.

Pour postuler :

envoyer votre CV, notes et lettre de motivation à