Pascal BARBRY

Responsabilités


Distinctions

  • 2014 Grand Prix Jean-Pierre Lecocq de l’Académie des Sciences

Biographie

Les premiers travaux de Pascal Barbry ont porté sur l’identification de la structure des canaux ioniques impliqués dans le transport de sodium et de chlore dans des tissus comme le poumon ou les intestins. Ces premiers travaux ont permis d’étudier comment ces transports étaient régulés, permettant alors de démontrer l’existence d’une activité résiduelle du mutant DeltaF508 de la protéine CFTR, responsable de la plupart des cas de mucoviscidose, et ont permis alors de rechercher des molécules pharmacologiques qui pourraient l’activer. Leur découverte a été l’une des toutes premières évidences qu’une approche pharmacologique pourrait un jour aboutir dans cette maladie.

Actuellement les travaux de Pascal Barbry s’intéressent à des classes particulières d’ARN, les ARN non codants, qui ne codent aucune protéine, mais qui peuvent avoir des effets biologiques importants. L’un d’entre eux permet par exemple la différentiation des cellules épithéliales du nez, de la trachée et des bronches. Ces molécules sont étudiées dans le contexte de pathologies comme la mucoviscidose, l’asthme, la fibrose pulmonaire, les cancers pulmonaires.

A l’aide d’approches à large échelle, le chercheur et son équipe “Physiologie Génomique des Eucaryotes” de l’IPMC essaye de reconstruire tout ce qui se passe d’important à l’intérieur d’une cellule pulmonaire, voire dans un ensemble de cellules voisines en interaction. Les techniques de séquençage d’ARN, de génomique, de bioinformatique utilisées sont issues directement des grands travaux de séquençage du génome humain datant du début des années 2000. Une des questions que Pascal Barbry et son équipe se posent est comment bien reconstruire un tissu fragilisé par une infection ou par une inflammation chronique.