Responsables

Comité de pilotage

  • Bernard CONEIN (GREDEG) ;
  • Fabien GANDON (INRIA) ;
  • Christian LICOPPE (TELECOM PARITECH) ;
  • Patrick MUSSO (GREDEG) ;
  • Michel RIVEILL (I3S)

Résumé

L’axe interdisciplinaire « Réseaux, usages, nouvelles technologies et modélisations » porte sur l’étude de la numérisation des sociétés, des économies et des organisations  contemporaines. Le point de départ de cette étude est l’appréhension des composantes de ces sociétés et de ces économies (individus entretenant des interactions sociales ou économiques, organisations privées ou publiques, institutions, firmes) et des liens faibles ou forts qui les mettent en relation, que ceux-ci soient sociaux, économiques ou technologiques. L’objet des recherches menées concerne la manière dont ces liens sont profondément transformés par la numérisation et  l’émergence de technologies nouvelles. En particulier, ces transformations peuvent être analysées à travers l’apparition, la forme, la nature et l’évolution de réseaux numériques, sociaux ou techno-économiques  qui les portent et des artefacts qui les facilitent.

Thèmes principaux

Cet axe mobilise des sciences sociales telles que la sociologie (sociologie cognitive, sociologie des usages, sociologie des réseaux et des TIC), l’économie (économie industrielle, économie de l’innovation, économie des réseaux), les sciences de gestion (gestion des systèmes d’information et des usages, théorie des organisations, management de l’innovation), la psychologie (psychologie cognitive et du développement, psychologie expérimentale, psychologie sociale), l’anthropologie et l’ergonomie (analyse des interactions homme/machine, analyse des comportements d'usage et des activités) mais aussi des sciences telles que les mathématiques, l’informatique et les sciences de l’ingénieur.

Dans cet axe, quatre thèmes principaux sont privilégiés.

Le premier porte sur l’analyse de la morphologie des réseaux et en particulier des réseaux numériques. Il s’agit d’étudier comment les formes recensées de ces réseaux et leur évolution révèlent la nature et la dynamique des interactions sociales et économiques qu’elles sous-tendent. Les outils mobilisés concernent ici les modèles dynamiques d’interaction sociale, la théorie des jeux dynamiques et l’analyse des graphes évolutifs.

Le deuxième concerne l’étude des technologies numériques et des artefacts physiques comme support à la coordination sociale et aux activités collaboratives. Il s’agit, d’une part, d’analyser la manière dont les propriétés d’un artefact sont mobilisées par un usager pour réaliser ses activités et la façon dont l’usager adapte son comportement aux ressources détectées dans l’artefact. Il s’agit, d’autre part, de mieux comprendre les rapports entre production et consommation induites par le numérique en étudiant notamment les différentes modalités de la consommation collaborative, ses tensions et ses hybridations.

Le troisième porte sur l’étude des déterminants de la compétitivité d’un territoire (pays, région ou bassin d’emploi) fondée sur la prise en compte explicite des interactions de réseaux existants entre les différents agents économiques (entreprises, consommateurs, institutions). L’originalité des recherches menées dans ce projet réside principalement dans l’utilisation des outils les plus récents de la théorie des graphes et de l’économétrie des réseaux et vise à montrer en quoi la structure des relations existant entre les biens produits, les technologies utilisées, ainsi que les connaissances et compétences mobilisées par les entreprises peut conditionner la dynamique des avantages comparatifs d’un territoire.  

Le quatrième concerne l’évaluation de méthodes dynamiques de régulation financière permettant de stabiliser le système interbancaire en minimisant le risque de contagion interne aux réseaux financiers. L’approche retenue doit permettre d’identifier les nœuds (établissements financiers) sur lesquels le régulateur doit intervenir de façon à limiter les risques de propagation d’un choc financier négatif. Il s’agit également d’identifier des structures de graphes de connexions présentant une certaine stabilité en cas de fragilisation de plusieurs établissements financiers. L’originalité de ce projet est en particulier de considérer des graphes de réseaux interbancaires hétéro-homogènes et de définir des stratégies de contrôle dynamique du système.

Laboratoires impliqués

Projets ou chantiers spécifiques en cours