Des recherches en sciences du sport qui intéressent le New York Times !

Gretchen Reynolds, journaliste au New York Times, s'est intéressée au travail de recherche réalisé par le laboratoire Lamhess (Université Nice Sophia Antipolis) en collaboration avec L’INSEP, l’université de Melbourne et l’Australian Institute for Sports de Canberra, sur la stratégie dite « sleep low » portant sur la périodisation de l'apport de glucides dans la préparation olympique et la performance de haut niveau. Son article a été publié le 9 mars 2016 dans les pages "Health & Wellness" du NY Times.

Laurie Anne Marquet, doctorante en 3èmeannée au sein du LAMHESS et encadrée par J. Brisswalter (UNS) et C. Hausswirth (INSEP), vient de publier un article sur une stratégie dite « sleep low » dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise® qui a été remarquée récemment par le NewYork times http://well.blogs.nytimes.com/2016/03/09/for-serious-training-hold-the-carbs-at-dinnertime/?partner=rss&emc=rss , pour son originalité dans la préparation des athlètes aux Jeux olympiques. Ce travail a été réalisé en collaboration avec L’Institut national du Sport de l’Expertise et de la performance à Paris, L’université de Melbourne et l’Australian Institute for Sports de Canberra.

 

Ce travail se situe à la suite d’études récentes  qui se sont intéressées à la manipulation de la disponibilité en glucides exogènes, où à la manipulation en glucides endogènes sur les effets de l’entrainement et la performance. Les résultats obtenus indiquent que s’entraîner en conditions de faible disponibilité en glucides augmente la biogénèse mitochondriale, augmente les adaptations de l’entraînement et modifie l’utilisation des substrats énergétiques à l’effort. Dans ce cadre une nouvelle stratégie de périodisation de l’apport en glucides, dite « sleep low »,  prend en compte les réalités de terrain et manipule à la fois la disponibilité glucidique endogène et exogène. Dans ce modèle, l’athlète réalise une session à haute intensité en fin d’après midi avec une forte disponibilité en glucides qui garantit une capacité de travail élevée, à la suite de cette session d’entrainement, aucun apport de glucose exogène n’est proposé avec notamment un repas suivant pauvre en glucides, afin de minimiser la resynthèse du glycogène musculaire. Après une nuit jeûnée, un entraînement prolongé sous-maximal est alors réalisé avec de faibles réserves en glycogène afin de favoriser les adaptations. Le travail de L A Marquet montre pour la première fois l’efficacité de cette stratégie dans l’amélioration de la performance en endurance.

 

Marquet LA, Brisswalter J, Louis J, Tiollier E, Burke LM, Hawley JA, Hausswirth C. (2016) Enhanced Endurance Performance by Periodization of Carbohydrate Intake: "Sleep Low" Strategy. Med Sci Sports Exerc. 2016 Apr;48(4):663-72.

 

Hawley, J.A., and J.P. Morton (2016). Ramping up the signal: promoting endurance training adaptation in skeletal muscle by nutritional manipulation. Clin. Exp. Physiol. Pharmacol