Conférence : Les exigences de la performance olympique : des contrôles médicaux sportifs sexué ?

La conférence "Les exigences de la performance olympique : des contrôles médicaux sportifs sexué ?", organisée par le laboratoire LAMHESS, sera présentée par Anaïs Bohuon, maître de conférences HDR à l'Université Paris Sud, le 30 mars à 14h à la Faculté des Sciences du Sport dans l'amphithéâtre STAPS 2
Quand ? Le 30-03-2017,
de 14:00 à 17:00
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Destinés à empêcher les hommes de concourir chez les femmes, et à calmer les soupçons quant au sexe de certaines sportives, des contrôles de sexe, appelés également, depuis quelques années, “contrôles de genre ”, ont été imposés aux sportives depuis 1966. Les changements dans les critères de ces tests de féminité (les organes génitaux, la présence d'un deuxième chromosome X puis celle du chromosome Y) ont montré les multiples dimensions du sexe biologique et la grande difficulté, voir l’impossibilité à déterminer le « vrai » sexe d'une personne

 

Ainsi, si ces tests sont devenus facultatifs depuis les jeux Olympiques de Sydney en 2000, ce geste est cependant symbolique, car il s’agit d’une décision annoncée comme non définitive, révisable et imposée en cas de soupçons visuels. La volonté de contrôler le sexe des athlètes féminines n’a pas quitté les instances dirigeantes.

 

En effet, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) a défini en 2012 les conditions d’admissibilité des athlètes féminines présentant une hyperandrogénie (production excessive d’hormones androgènes, en particulier la testostérone). Ce nouveau règlement a, en  premier lieu, été mis en place par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) en mai 2011.

 

Pour les JO de Londres, le Comité olympique a donc appliqué un nouveau règlement, visant à déterminer quelles femmes sont autorisées à concourir en fonction de leur taux d'androgène. Difficile de ne pas voir dans ce projet une conséquence de la victoire et de l’exclusion de Caster Semenya, coureuse sud-africaine de 800 mètres, qui est à l’origine du début de prise de conscience dont sont  issus les nouveaux règlements. Ce nouveau règlement impose aux femmes présentant une hyperandrogénie de corriger leur production d’androgènes, en en réduisant artificiellement les taux.

 

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a cependant décidé, le lundi 27 juillet 2015, d'autoriser Dutee Chand, une sprinteuse indienne, dont la participation aux compétitions avait été suspendue en 2014 en raison d'un hyperandrogénisme féminin, à concourir à nouveau. Il a demandé à la Fédération Internationale d'Athlétisme de suspendre pendant 2 ans son règlement relatif à l'hyperandrogénisme féminin. En effet, le TAS estime qu'il manque "d'évidence scientifique" qui attesterait de l'impact du taux de testostérone sur la performance sportive. La testostérone est l’un des marqueurs les plus insaisissables que les autorités médicales sportives aient choisi jusqu’alors, problématique que nous interrogerons lors de cette communication. Au delà d’un certain seuil, la sécrétion de testostérone des organismes féminins bouleverse l’ordre sexué, historiquement et médicalement défini.

 

L'entrée est gratuite.

Attention, pour des raisons de sécurité, veuillez obligatoirement vous présenter à l'entrée de la Faculté des Sciences du Sport avec votre carte étudiante, ou votre carte professionnelle de l'université de Nice, sinon veuillez télécharger un billet d'entrée sur : https://www.billetweb.fr/les-exigences-de-la-performance-olympique-des-contr-les-medicaux-sportifs-sexu-s

En l'absence de ces documents, l'accès à l'évènement pourra vous être refusé.

 

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