Emilie SOUYRI et Frédéric MOUZAOUI

Mission parité à l’Université

Emilie SOUYRI a étudié l’anglais à Paris 3-Sorbonne Nouvelle, à Londres et Chicago dans le cadre de programmes d’échange ainsi qu’à Providence avec une bourse de recherche. Elle est ensuite devenue maîtresse de conférence en civilisation américaine en 2010 à Nice. Ses thèmes de recherche sont principalement : l’influence des entreprises privées dans les réformes éducatives publiques aux États-Unis d’une part et le rôle de la religion et du genre dans les théories du management d’autre part.
Frédéric MOUZAOUI a étudié le Droit Public et les Sciences politiques à l’UNS puis au sein du CPAG de l’IEP d’Aix-en-Provence. Il a ensuite intégré l’IRA de Bastia. Attaché Principal d’administration de l’État, il est arrivé à l’UNS en 2010 au sein du Cabinet de la Présidence. Il travaille aujourd’hui à la direction des affaires juridiques et institutionnelles.

  1. Pourquoi créer une mission parité à l’Université ?
    L’article 46 de la loi ESR du 22 juillet 2013 instaure dans toutes les universités une mission égalité, mais notre université avait déjà commencé à œuvrer dans ce sens. Depuis plusieurs années, Marie- Joseph Bertini, Karine Lambert et leurs doctorant.e.s organisent des événements au sein des journées de la mixité (EGAMIX) ; d’autres actions ont été menées que l’on ne peut pas toutes lister ici. Désormais, c’est la loi qui impose l’existence d’une telle mission et donne ainsi les moyens de mieux les coordonner et de les rendre plus visibles. Malgré les progrès et l’évolution des mentalités, du travail reste à accomplir même à l’Université.
  2. Quels sont les enjeux pour l’UNS et pour la communauté universitaire ?
    Ces dernières années, des lois ont été votées pour favoriser la présence des femmes dans la sphère politique et professionnelle, mais cela ne suffit pas. C’est pourquoi dédier une mission dont l’activité consiste, pour une part, à déceler ces inégalités, les dénoncer et proposer à son échelle des correctifs, nous paraît absolument indispensable, au cœur d’une institution chargée de la formation intellectuelle des futurs citoyennes et citoyens. L’enjeu est ici de taille, mais c’est ainsi que la lutte contre les discriminations sera la plus efficace.
  3. Quels sont vos projets pour 2015-2016 ?
    Plusieurs projets sont en préparation : une table ronde sur le harcèlement sexuel à l’université (décembre 2015) qui devrait à terme aboutir à la création d’une cellule de veille, la mise en place Emilie SOUYRI et Frédéric MOUZAOUI mission parité à l’Université de modules de formation sur les stéréotypes de genre (2016), la création d’un répertoire des chercheurs et chercheuses de l’UNS sur les questions liées au genre et/ou comportant des données sexuées. Nous sommes aussi en train de recenser les données sexuées concernant l’Université afin de connaître précisément la situation de l’établissement en matière de parité, établir des pistes de réflexion et proposer à notre échelle des mesures correctrices. Enfin, nous réfléchissons à la mise en place d’un master qui intégrerait activement les problématiques de genre et travaillons à la préparation d’un colloque sur le genre qui bénéficiera de la création du répertoire. J’invite d’ailleurs tou.te.s les collègues et doctorant.e.s (notamment les scientifiques qui traitent de données sexuées) qui ne se sont pas encore signalés à le faire !
  4. Qui peut vous contacter ? Comment ?
    Tous les usagers et personnels de l’Université peuvent nous contacter soit par téléphone au 06 463 88 777 soit par courriel que nous recevons Frédéric et moi. Nous sommes très heureux de travailler ensemble dans cette mission. La parité n’est pas qu’une affaire de femmes.