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Histoire de l'art et philosophie de l'art

Cycle de conférences "Histoire de l'art et Philosophie de l'art" au Musée national Marc Chagall
Histoire de l'art et philosophie de l'art

Illustration Yassine Mili

Ces conférences sont organisées par UCA, le Musée National Marc Chagall, l'Association des Amis du Musée national Marc Chagall.

Les conférences ont lieu dans l’auditorium du Musée National Marc Chagall. Entrée gratuite pour les étudiants et les personnels.

Le cycle de conférences esthétique et histoire de l’art peut être choisi en tant qu’Unité d’Enseignement Libre (UEL), dans la limite des places disponibles. Programmation et informations concernant cette UEL : Carole Talon-Hugon - Carole.TALON-HUGON@unice.fr

 

Programme 2018/2019

 

 Mardi 6 novembre 2018 à 19h

« Dioramas en exposition ? » par Laurent Le Bon


Le caractère protéiforme du diorama pose de nombreuses questions quant à son exposition. Inventé par Louis Daguerre au XIXe siècle, ce dispositif au croisement de l’art, du théâtre, du cinéma et de la science continue d’inspirer les artistes contemporains. Il s’agira de revenir sur l’expérience inédite de l’exposition au Palais de Tokyo en 2017, qui a tenté de retracer l’histoire de ce procédé et de montrer sa dimension pluridisciplinaire.

Conservateur général du patrimoine, Laurent Le Bon a été en charge de la commande publique à la Délégation aux arts plastiques du ministère de la Culture et de la Communication puis, de 2000 à 2010, conservateur au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou. Il a été commissaire d’une cinquantaine d’expositions et l’auteur des ouvrages afférents, notamment « Dada » au Centre Pompidou, « Jeff Koons Versailles » au château de Versailles et, en 2017, « Jardins » aux Galeries nationales du Grand Palais et « Dioramas » au Palais de Tokyo.
De 2008 à 2014, il a dirigé le Centre Pompidou-Metz, où il a assuré le commissariat des expositions « Chefs-d’œuvre ? » et « 1917 ». Il est, depuis juin 2014, Président du Musée national Picasso-Paris.

 

 Mardi 20 novembre 2018, à 19

« L’enjeu d’exister dans l’acte de création » par Daniel Sibony

 

Il s’agit de voir comment la création plastique contemporaine défait les questions d’identité pour en faire des questions d’existence : de soi-même comme artiste, de l’autre comme désirant voir de l’art, et du lieu- tiers où cette rencontre peut se produire, faire événement personnel, culturel, ou faire événement d’être. Faute de pouvoir changer le monde, l’artiste crée des petits mondes qu’il peut jouir de faire exister; le public, lui, jouit de les voir exister, et l’institution jouit de les faire voir. Voir un petit monde qui se crée sous nos yeux, celui de l’art, nous console de l’impuissance à refaire le monde, et nous offre en passant des éclats de beauté où s’incarne un certain amour.

Daniel Sibony est né à Marrakech, entre hébreu, arabe et français, émigré à Paris, où il devient chercheur en mathématiques, puis psychanalyste et écrivain. Auteur d'une quarantaine de livres portant sur la clinique, les identités, les transmissions symboliques, l'art contemporain, le théâtre, les religions, la psychopathologie du social, la danse, etc. Par ailleurs, docteur d'État en mathématiques et docteur d'État en philosophie, professeur des universités, il possède une grande expertise dans la lecture-analyse de la Bible et du Coran. Il anime chaque année depuis 1974 un séminaire indépendant consacré aux questions thérapeutiques et aux pratiques créatives et symboliques dans leurs rapports à l’inconscient.

 

 

Mardi 4 décembre, à 19h

Le Paysage dans l’art moderne et contemporain, par Michel Collot


En rompant avec la figuration et avec la perspective, la peinture moderne a remis en cause la représentation du paysage qui avait prévalu en Occident depuis la Renaissance. Mais cette crise du modèle paysager traditionnel ne signifie pas que les artistes se soient détournés du paysage. En s’affranchissant des conventions d’une mimésis illusoire, ils ont exploré et exprimé d’autres dimensions de l’expérience paysagère, qui échappent à la représentation. Si le paysage n’est plus figuré dans l’art moderne, il peut être transfiguré, refiguré ou configuré selon une organisation qui n’a plus rien de mimétique. Michel Collot donnera quelques exemples de cette transformation de l’art du paysage qui a été initiée en peinture à la fin du 19ème siècle et qui se poursuit aujourd’hui à travers de nouveaux médias et modes d’expression artistique.

Michel COLLOT, membre de l’Institut universitaire de France, est professeur émérite de Littérature française à l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3. Il a publié de nombreux essais sur le paysage et la poésie, notamment L'Horizon fabuleux et Paysage et poésie chez Corti (1988 et 2005), La Poésie moderne et la structure d'horizon et La Matière-émotion aux PUF (1989 et 1997), Le Corps cosmos à La Lettre volée (2008). 
Ayant organisé plusieurs colloques interdisciplinaires sur le paysage : Les Enjeux du paysage, Le Paysage état des lieux, Paysage et modernité(s) (actes parus parus chez Ousia en 1997, 2001 et 2007), Paysages européens et mondialisation (Champ Vallon, 2012), il a fait la synthèse de ces recherches dans La Pensée-paysage (Actes Sud/ENSP, 2011), où il aborde notamment la place du paysage dans l’art moderne et contemporain. Il travaille actuellement sur les représentations littéraires de l’espace (Pour une géographie littéraire, Corti, 2014) et sur les rapports entre littérature, arts et nature. Il a publié six recueils de poèmes, dont le dernier vient de paraître (Le Parti pris des lieux, La lettre volée, 2018).


 

 

Mardi 26 février 2019, à 19h
Couleurs, formes, matières : l’image iconique chez Gaston Bachelard, par Renato Boccali

 

On prête généralement très peu d’attention à l’analyse que Bachelard réserve aux arts plastiques. Bien que le philosophe n’ait jamais écrit que des textes d’occasion, il est très intéressant de prendre en considération son « esthétique concrète » qui s’écarte des stériles disputes d’académie pour faire place à une « matérialo-analyse » de l’image iconique. Au-delà de l’activité perceptive, il s’agit de de mettre au travail l’imagination créatrice dans sa triple articulation – formelle, matérielle, dynamique – afin de retrouver « l’ immanence de l’imagination au réel ».


Renato Boccali est maître des conférences à l’Université IULM de Milan où il enseigne l’esthétique. Ses recherches portent essentiellement sur la phénoménologie et l’herméneutique, les théories et les pratiques de l’image, le rapport entre littérature et philosophie. Parmi ses publications : Collections figurales. La dialectique des images chez Gaston Bachelard (en italien, Mimesis : Milan 2017), La Sirène en figure. Formes du mythe entre art, philosophie et littérature (en italien, avec S. Moretti et S. Zangrandi, Pàtron : Bologne 2017),  L’éco-logie du visible. Merleau-Ponty théoricien de l’immanence transcendantale (en italien, Mimesis : Milan 2011).

 

 

Mardi 19 mars 2019, à 19h

Des matériaux insolites en art, par Marianne Massin


Classique en philosophie, la question de la relation entre forme et matière a nourri la réflexion sur l’art. En se démarquant d’une lecture souvent réductrice de cette relation, on souhaite rappeler la spécificité de certaines pratiques artistiques et la dimension paradoxale de quelques matériaux actuels — qu’ils résistent à la forme (musicale : bruits, souffle etc. ; plastique : graisse, suie, etc.) ou qu’ils semblent rebelles à l’utilisation artistique (matériaux de rebuts, de hasard, organiques voire vivants, naturels voire immatériels). Par-delà la variété des cas singuliers, on essaiera de dégager les enjeux de ces usages insolites.

Professeur de philosophie de l’art et d’esthétique (UFR de philosophie, Lettres Sorbonne Université), responsable du Centre Victor Basch, directrice adjointe de l'EA 3552. Entre autres ouvrages, Marianne Massin a publié notamment Les Figures du ravissement. Enjeux philosophiques et esthétiques, éd. Grasset 2001, La Pensée vive. Essai sur l’inspiration philosophique, éd. Armand Colin, 2007; Expérience esthétique et art contemporain, éd. PUR, 2013.
Mardi 2 avril 2019, à 19h
Pourquoi la non-fiction ? Art et pratiques documentaires, par Frédéric Pouillaude


Le champ de la non-fiction connaît depuis quinze ans au moins une diversification sans précédent de ses médiums ainsi qu’une impressionnante reconnaissance institutionnelle. Dans quelle mesure ces pratiques artistiques de l’enquête, du document, de la référence directe et de l’engagement assertif explicite modifient-elles l’image traditionnelle de l’art ? Quels problèmes esthétiques, mais également politiques et éthiques, tentent-elles de résoudre ? Faut-il voir dans ce « tournant documentaire » un renouveau de l’exigence réaliste en art ?
Agrégé et docteur en philosophie, Frédéric Pouillaude est professeur d’esthétique à Aix-Marseille Université. Il est l’auteur du Désœuvrement chorégraphique. Étude sur la notion d’œuvre en danse (éd. Vrin, 2009) et a co-dirigé avec Aline Caillet le volume collectif Un art documentaire. Enjeux esthétiques, politiques et éthiques (éd. PUR, 2017).

 



 






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